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Les propositions de Victoire Jasmin pour le CHU de Guadeloupe

Victoire JASMIN, Sénatrice de la Guadeloupe, apporte sa contribution pour la mise en place d’une stratégie de sortie de crise, suite à l’incendie survenu au CHU de la Guadeloupe le 29 novembre 2017.

… C’est consciente de l’importance de ce dossier pour la santé des guadeloupéens et de la responsabilité qui est la mienne en tant que parlementaire que j’ai souhaité soumettre à votre examen, une série de propositions sur la base de ma connaissance particulière de ce dossier et des différents acteurs locaux qui y prennent part.

Pour ce faire ma contribution s’articulera autour de mesures à prendre très vite, pour restaurer la confiance, mais aussi des préconisations qui peuvent s’inscrire dans une réflexion plus longue, afin de proposer des solutions pérennes, à moindre coûts, et de qualité.

Ainsi, à l’heure où le mécontentement et l’incompréhension sont grandissants, je sollicite à situation exceptionnelle, des mesures exceptionnelles, portée par la plus haute voix de l’état en matière de santé.

La présence de la ministre, aux cotés des guadeloupéens est indispensable pour assurer la solennité des mesures qui seront prises, ainsi que leur effectivité immédiate. Cette dernière pourrait nommer un conseiller spécial fin connaisseur du territoire et qui serait rattaché à son cabinet afin de suivre le dossier, en Guadeloupe, en concertation avec tous les acteurs concernés.

La communication d’un plan structuré et financé, serait souhaitable afin de rassurer
la population et aussi de conforter le conseil d’administration et la direction du CHU qui doivent gérer depuis l’incendie une situation inédite en France.

Le redéploiement de l’offre de soins à l’échelle du territoire, ne doit pas être vécu comme un handicap, mais plus comme une opportunité pour repenser l’offre de soins et offrir un service de qualité et de proximité, aux guadeloupéens.

De façon très concrètes, pour éviter les tensions concernant l’utilisation du Nouveau Centre hospitalier Gérontologique (CHGR°), il serait possible de différer le transfert du SSR qui est à Ricou. Des 40 lits prévus initialement au CHGR, il suffirait de négocier 20 ou 30 places de plus à Ricou, pour les services critiques, soit en tout 60 à 70 lits pour lesquels il suffirait de faire installer les fluides.

Le maintien de la maternité à la polyclinique, et la concertation avec le CH Capesterre Belle eau, avec la chirurgie aux eaux claires, ou avec la clinique Choisy de gosier, pour voir les possibilités d’accueil des 40 lits de médecine, sont à organiser rapidement.

La maison médicale de garde route de Chauvel, pourrait faire partie d’un dispositif d’urgence de Mmédecine en attendant d’étudier la possibilité d’installer sur le parking où était l’ESCRIM des AGECOS aménagés pour les urgences et pour installer les blocs provisoires ; en les aménageant pour les chirurgies ambulatoires.

La néonatalogie serait à Basse Terre, mais il est indispensable d’anticiper les couts des activités des transports sanitaires, ambulanciers, des cliniques, et notamment des différents prestataires qui profiteraient de la situation.

Il serait judicieux que ce conseiller spécial puisse aussi demander une expertise financière avec l’aide de la CGSS / L’ARS pour évaluer les coûts réels de différentes possibilités techniques, des transports, des déplacements des personnels, en somme des frais directs et indirects occasionnés par l’incendie.

La priorité est d’avoir un état des lieux précis de la situation, des échéances de nettoyage des services et du plateau technique pour en attendant le retour des services, la mise en place de confinements avec des circuits précis radio, laboratoire, IRM….bloc opératoire…

Pour le laboratoire d’urgence éventuellement, il y a la plateforme de biologie moléculaire à Ricou avec une partie pour le diagnostic et une partie pour larecherche, l’idée serait de voir s’il est possible d’utiliser les locaux de la partie diagnostic.

Pendant les opérations de nettoyage il faudrait aussi étudier la possibilité d’installer la prise en charge de certains examens dans les locaux du laboratoire virologie (qui est à l’extérieur en allant vers la morgue).

Pour limiter les frais et les autres examens, il est possible de les envoyer dans un laboratoire bio Pole (regroupement de laboratoire de ville) ou autres laboratoires et de voir également avec l’institut pasteur les éventuelles possibilités.

Enfin, il serait souhaitable de faire le point sur l’organisation des différentes formations et stages en cours, avec une équipe de praticiens, la direction des soins et les cadres supérieurs, afin d’étudier les possibilités pour les internes de négocier avec la FAC de médecine et le conseil de l’ordre, l’URPS pour le soutien qui pourrait leurs être fournit pendant cette période transitoire.

Enfin, durant le nettoyage et pour permettre la réintégration des personnels, des visites régulières doivent être organisées pour les rassurer et les impliquer.

L’utilisation des nouvelles technologies et de la télémédecine, pour pallier les distances entre les différents sites du territoire, doivent être développées.

 

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