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LES MAIRES DE POINTE-A-PITRE et BASSE-TERRE étaient-ils des agents du KGB ?

1953, c’est l’année de la mort de Staline. Henri Bangou jeune médecin de 31 ans, rentre en Guadeloupe. Il fera partie de ceux qui préparèrent le congrès constitutif du parti communiste guadeloupéen en 1958, distinct du PCF. Il sera élu, puis réélu maire de Pointe-à-Pitre, de 1965 à 2008.

@DR

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En 1991, la chute du Mur de Berlin, entraîne la disparition du parti communiste guadeloupéen, qui se transforme en PPDG, (parti progressiste démocratique de la Guadeloupe) dont il devient le président. Il fut par ailleurs conseiller général, conseiller régional, sénateur.

Au cours d’une émission radiophonique, il avait raconté avec beaucoup d’humour, comment un policier des renseignements généraux à la retraite,  l’avait suspecté d’être un agent secret de première importance à la solde de l’ex-Union Soviétique. Toutes les tentatives établies par les renseignements généraux pour identifier d’éventuelles maîtresses s’étaient révélées vaines !

A partir de cette donnée qui traduisait selon le Ministère de l’Intérieur une parfaite organisation pour dissimuler méthodiquement une part importante de sa vie privée, il aura été systématiquement fiché et mis sous surveillance !

Pour les Michaux, toutes les élucubrations sont permises. Ainsi la Déclaration de Basse-Terre du 1er décembre 1999, à l’initiative de Lucette Michaux-Chevry, restée célèbre pour les nationalistes antillo-guyanais et qui consacrait l’entente entre les trois présidents de région des DFA afin de créer un statut nouveau de région d’Outre-mer dotée d’un régime fiscal et social spécial, pourrait se concevoir comme une tentative des services secrets étrangers pour déstabiliser la France dans cette partie du monde.

Mais revenons aux Bangou. En désignant son fils, Jacques, né en 1950, et gynécologue obstétricien, comme son dauphin légitime, le présumé espion s’est assuré la détestation de l’homme de l’ombre, Daniel Genies, premier adjoint, et fidèle de trente ans.

Les élections municipales de 2008 ont d’ailleurs été fratricides puisqu’elles ont opposé Jacques Bangou à son propre beau-frère Georges Brédent, maire-adjoint chargé des sports et avocat.

Selon J-C Lefort, Henri Bangou révèle implicitement son amour légitime à son fils en satisfaisant les désirs de ce dernier,  jusqu’à lui faire cadeau de son fauteuil présidentiel en mairie. Mais il offre ainsi une nouvelle image forte de lui, permettant de renforcer la triangulation Père-Mère-Enfant, et satisfaisant son propre amour de soi.

La même analyse pourrait-elle être appliquée à la relation entre Marie-Luce Penchard et Lucette Michaux-Chevry ?

@DR

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La simple utilisation des réseaux de sa mère, a propulsé Marie-Luce Penchard sur le devant de la scène politique. Pourtant, Jean-Claude LEFORT estime qu’on ne trouve pas au début chez Lucette MICHAUX-CHEVRY  la recherche d’un véritable dauphin. Elle n’aurait jamais pensé à sa propre succession, peut-être parce qu’elle se croyait irremplaçable.

Après avoir décroché sa maîtrise d’économie à l’université des Antilles et de la Guyane, Marie-Luce PENCHARD est embauchée par Eric ROTIN, qui dirige l’Office de tourisme de la Guadeloupe, et «fidèle de maman». Puis elle est recrutée par son cousin Philippe MICHAUX qui dirige la SODEG ( société de développement de la Guadeloupe).

En 1981, éclate le scandale de la SODEG (des détournements de fonds ont été opérés pour 110 millions de francs-17 millions d’euros) dans la plus grande affaire d’escroquerie à ce jour de la Guadeloupe. Elle se dirige alors vers l’antenne de Pointe-à-Pitre du Conseil général présidé par sa mère.

De 1983 à 1985, elle sera chef du Bureau des Affaires européennes.

Partie en France pour des raisons familiales, elle occupera divers postes, obtenus grâce aux amitiés politiques de sa mère, administrateur territorial au Conseil général de l’Essonne, sous-directrice chargée des espaces territoriaux d’action médico-sociale du département des Yvelines, avant de se spécialiser en ressources humaines, et d’obtenir une mission à l’Elysée pour l’Outre-mer.

En 2004, elle revient soutenir sa mère, tête de liste UMP pour les régionales.

Sa mère sera battue, mais après la crise de 2009, Sarkozy lui demandera de prendre le fauteuil d’Yves JEGO au secrétariat à l’Outre-mer. Et en 2014, sa mère lui laissera la Mairie de Basse-Terre.

Voici ce qu’on peut faire avec une maîtrise de sciences économiques quand on a des relations en Guadeloupe. En fait, écrivait Jean-Claude LEFORT dans « Les grandes familles politiques en Guadeloupe » Marie-Luce PENCHARD a eu la chance de détenir dès la naissance un diplôme en béton attribué au lait de sa mère.

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Théo LESCRUTATEUR

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