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LES JAPONAISES AU VISAGE NOIR

LES JAPONAIS SONT AU-DESSUS DU RACISME… MÊME S’ ILS VOUS TROUVENT EFFRAYANT

C’est ce que nous dit ce témoin revenu d’un séjour récent au Japon. Il a visité Kamakura, Yamanakako, Kyoto et Tokyo. Les japonais sont au-dessus du racisme. Ils ne sont pas racistes. Mais plutôt enfermés dans leur propre culture, leur langue, leur écriture aux caractères chinois ou à son écriture simplifiée aux 60 caractères.

C’est notre approche des japonais qui est difficile de ce fait. Très peu d’entre eux connaissent ne fût-ce qu’un ou deux mots d’anglais. Et tout est écrit partout en japonais, à part maintenant sur leur train rapide, le Shinkansen ainsi que sur les lignes Japan Rail.

Tokyo, il faut s’y faire, nous prévient-il. (cables électriques partout, paysages urbains dont la laideur ou la beauté peuvent être discutés), par contre tous les visiteurs sont unanimes sur la magnificence des parcs, et sur la propreté sidérante de ce pays. Il nous indique aussi qu’il n’a pu gravir le célèbre mont Fuji qu’en partie seulement à cause du typhon qui a causé la mort de plus de 150 personnes dans le sud-ouest de Hondo.

Il indique que partout vous serez bien accueillis. Il loue le côté respectueux, et très sympathique des japonais.

Ne parlons même pas de leur vénération pour leur pays. On sent bien que le pays est important pour eux, qu’ils ne commettraient jamais quoique ce soit de dégradant contre le bien commun.

Ils ne sont pas racistes, mais ils considèrent l’étranger comme quelqu’un de difficilement accessible. C’est la seule nuance. Ils ne se sentent pas responsables de ce que leurs ancêtres ont fait. Les Chinois ne les aiment pas ainsi que les Coréens. La guerre du Pacifique a été atroce de leur fait, tant les japonais d’il y a 80 ans étaient persuadés d’être supérieurs aux autres. Mais les nouvelles générations ont tourné cette vilaine page.

Comment le Noir est-il perçu ?

Dans ce pays qui a longtemps été fermé aux étrangers, on devrait parler plutôt de méconnaissance de l’autre que de vrai racisme. L‘imagerie populaire associée au noir repose sur des clichés. Les journaux et magazines mettant en couverture des Noirs sont soit des journaux de sport (football, baseball, boxe, basket…) soit des journaux de mode (vêtements portés par des modèles percés, tatoués, avec des dents en or), soit de musique (jazz, DJ, rap, etc…).

L’image du noir robuste est omniprésente, et vous pourrez entendre peut-être « kakkoi », ce qui veut dire cool, quand vous marcherez dans la rue, mais aussi « kowai » ( effrayant), «  dekai » énorme.

Les plus hardis vous demanderont, si vous ressemblez à Teddy RINER de vous tâter les biceps, ou si vous êtes une jeune femme à cheveux exotiques de vous toucher vos effets capillaires.

Attention, si vous êtes métis, ils ont du mal à vous catégoriser. On vous appellera blasian ou hafu, ce dernier mot étant inspiré de l’anglais half (moitié).

Il a fallu attendre 2015 pour qu’Ariana Miyamoto, métisse de père afro-américain et de mère japonaise soit élue Miss JAPON. L’année suivante, le concours a consacré une autre métisse, Priyanka Yoshikawa, d’origine indienne.

Marie Nakagawa, sénégalo-japonaise est la modèle métisse la plus célèbre actuellement au Japon.

Voulez-vous être une  « chapatsu »,  japonaise aux cheveux peroxydés des années 90, littéralement cheveux de thé en japonais, eu égard au style de décoloration des cheveux, ou comme au début des années 2000, une « fille au visage noir », ( fille à la peau bronzée et aux cheveux blonds éclatants), appelée « ganguro gyaru » à l’allure provocante, portant vêtements à la mode, jupettes ultra-courtes, et affichant un petit côté salace, ce qui représentait une triple provocation remettant en cause le teint blanc, la chevelure traditionnelle et s’opposant à l’image de la femme dans la société japonaise, ou serez-vous adepte du B-style, ces ados adeptes de culture américaine ?

Naomi Osaka, première Japonaise à remporter un tournoi du Grand Chelem, est une curiosité pour la société japonaise. Née en  à Osaka, de mère japonaise et de père haïtien, elle représente le Japon en compétition mais vit aux Etats-Unis et ne sait pas parler couramment le Japonais.

Florent Dabadie, journaliste Wowow, pense « que les parents de Naomi sont partis parce que la belle famille avait du mal que leur fille se soit mariée avec un noir haïtien. Et que ce serait plus facile de l’élever dans le cosmopolitisme américain. »

Naomi Osaka étonne les Japonais.  «Quand je vais au Japon, les gens sont surpris. Quand ils lisent mon nom, ils ne s’attendent pas à voir une fille noire», a-t-elle confié à USA Today.

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Théo LESCRUTATEUR

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