Société

Les hommes caraïbéens champions du partage des tâches domestiques

Les hommes d’origine caraïbéenne sont les champions du partage des tâches domestiques d’après une étude anglaise. Retour sur un article de Arianne Hermelin publié en fevrier 2016 à lire dans on intégralité sur Terra Femina…

Les hommes d’origine caraïbéenne seraient les plus serviables à la maison : c’est ce que nous apprend une étude anglaise menée par deux universitaires, les professeurs Heather Laurie et Man-Yee Kann, et publiée en janvier 2016. Ces derniers ont observé attentivement les comportements d’un panel de près de 30 000 couples anglais.

… En moyenne, un homme anglais consacre six heures par semaine à s’occuper de sa maison, contre quatorze heures pour une femme, qui se chargent de 70% des tâches ménagères.

« Nous continuons à observer de grandes différences entre ce que font les hommes et les femmes. Les femmes prennent en charge la majeure partie des tâches domestiques », écrit le professeur Laurie.

Mais les chercheurs ont été frappés de constater que les couples d’origine caucasienne étaient loin d’être les plus progressistes. « Nous avons découvert des différences et des similitudes entre les groupes éthniques étudiés, mais nous avons observé avec surprise que dans l’Angleterre multiculturelle d’auojurd’hui, les couples d’Anglais blancs n’étaient pas nécessairement les plus modernes et égalitaires dans leur manière d’aborder l’entretien de la maison. Auparavant, nous n’avions pas d’idée préconçue au sujet du partage des tâches selon l’origine ethnique… », a déclaré Heather Laurie.

Il apparaît ainsi que les hommes d’origine caraïbéenne font plus de sept heures de ménage par semaine, ce qui représente 40% de l’ensemble des tâches ménagères. Ce serait dû, selon les chercheurs, à la vision plus égalitaire de la famille propre aux Caraïbéens. Les hommes d’origine africaine participent également plus que la moyenne à ces activités.

Réalisée à partir de données moyennes sur les groupes éthniques, cette étude ne prend pas en compte tous les facteurs socio-économiques, tels que l’éducation, le niveau d’études et le fait d’être un immigré de première ou de deuxième génération, qui ont tous une influence sur les résultats. Une fois ces facteurs intégrés, on remarque ainsi que les différences sont plus prononcées entre les femmes.

« Il n’y a aucun doute au sujet du fait que l’éducation et le fait d’avoir un emploi jouent sur l’organisation des tâches domestiques », explique Heather Laurie.

 

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