Culture

Les grands vents ont emporté Florette Morand

Le 28 février, Florentine Adelaide Morand, Florette Morand, l’auteur des Grands Vents etudié par toute une génération d’antillais, rendait l’âme à Gênes à l’âge de 93 ans : une mort douloureusement ressentie à Altare, petite commune dans le nord-ouest de l’Italie, où la poétesse a vécu pendant trente ans, fréquentant le milieu culturel de Savonne.

Originaire de Morne à L’Eau, elle devient institutrice. En 1949 elle reçoit le prix de prose des Jeux Floraux de la Guadeloupe. Ses oeuvres principales sont « Mon coeur est un oiseau des îles » (1954, préface de Paul Fort), « Chanson pour ma savane » (1958 avec une préface de Pierre Mac Orlan de l’Académie Goncourt, » Feu de brousse  » (1967). 

Après son mariage avec le poète et critique littéraire Aldo Capasso, fondateur du réalisme lyrique, elle s’installe à Altare dans la maison familiale de son mari. Chevalier des Lettres et des Arts, « Florette Capasso de Guadeloupe aux nobles traits créoles » a consacré sa vie à célébrer l’art de son mari, mettant entre parenthèses sa passion pour l’écriture.
Ses funérailles ont eu lieu le jeudi 7 mars à l’église paroissiale d’Altare.


Florette Morand s’en est allée et avec elle, la Guadeloupe perd une poétesse de grand talent. Physiquement loin de la Guadeloupe depuis les années 70, elle est singulièrement restée très présente dans la mémoire et le cœur des Guadeloupéens. On ne manquait jamais d’évoquer sa maison à chaque passage à Bosredon.

Récemment ses poèmes ont refait leurs apparitions dans les écoles. Nul n’aura mieux décrit qu’elle, en quelques vers, le passage d’un cyclone ou la nostalgie de la terre Guadeloupe. Elle fait désormais partie de l’exceptionnelle palette de poètes Guadeloupéens talentueux qui portent notre pays bien haut. »

Jacques Bangou, Maire de Pointe-à-Pitre.

 

« La chanson dont l’esclave a bercé sa souffrance,

la chanson que nos pères ont chanté dans les fers,

la chanson dont nos frères fleurissent la misère…

O tam.tam nostalgique ! Ton baume d’espérance

sait de nos coeur plaintifs faire vibrer les fibres…”

Chanson de ma savane

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