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LES ANTILLES BIENTOT ATTAQUEES PAR DES MOUSTIQUES MONSTRUEUX ?

Imaginez un insecte qui atteint 20 fois la taille d’un moustique ordinaire, et sa piqûre décrite par les victimes comme un coup de poignard ? Le psorophora ciliata, bête terrifiante ne sort pas d’un film d’horreur. Elle existe, nous prévenait la journaliste Natalia Bourguignon, dans Le Point du 21/03/2013, et était un des sujets d’études de l’université de Floride , qui prévoyait une forte augmentation de sa population les étés suivants.

De la Floride aux Antilles, et même au Québec, il n’y a qu’un pas !

Au Québec, Richard Vadeboncoeur, biologiste chez GDG Environnement, avait révélé que c’était une espèce encore peu répandue, mais qu’il avait pu en trouver quelques spécimens. « Ces insectes se seraient déplacés graduellement du sud vers le Nord des Etats-Unis, puis au Québec et en Ontario. Nous sommes dans la limite nordique de son aire de distribution. Par contre, avec le réchauffement climatique, on pourrait en observer davantage, comme c’est le cas pour d’autres insectes au Québec »

Des nuées de ces moustiques démesurés s’abattront peut-être alors sur les îles de la Caraïbe.

La menace se rapproche-t-elle ?

Car Paul GUYONNET, journaliste au Huffington Post , livre une vidéo du 1/10/2018 , relative à l’invasion en Caroline du Nord, de notre Psprophora ciliata, espèce de moustiques endémique des Etats-Unis, connue pour son agressivité, et sa capacité à piquer au travers de deux couches de tissu, et- nous l’avons mentionné- sa taille remarquable.

Comme l’explique l’entomologiste Michael Reiskind, de l’Université d’État de Caroline du Nord, les œufs peuvent patienter des années jusqu’à une inondation ou un débordement des eaux proches pour éclore, ce qui est donc en train de se dérouler.

Deux semaines après l’ouragan Florence charriant avec lui son lot de pluies torrentielles, des millions d’insectes assoiffés de sang, porteurs de maladies comme le virus de la Crosse, la fièvre du Nil occidental ou l’encéphalite équine de l’est, on fait leur apparition.

Sans vouloir être alarmistes, n’étant pas des spécialistes, nous avons fait quelques recherches.

Le virus de l’encéphalomyélite équine de l’Est, communément appelée la maladie du sommeil, ou triple E, est une zoonose, plus précisément une arbovirose due à un alphavirus et rencontrée en Amérique du Nord, Amérique centrale, et Amérique du Sud, ainsi que dans les Caraïbes.

La VEEE est étroitement lié au virus de l’encéphalite équine du Venezuela et au virus de l’encéphalite équine de l’Ouest.

Le virus responsable de la maladie est transmis principalement par les moustiques qui piquent un animal infecté , puis piquent pour se nourrir un autre animal ou un humain.

Rappelons que les épisodes récents les plus importants concernant par exemple l’encéphalite équine du Venezuela se sont déroulés en 1993 au Venezuela avec 55 décès humains, et en 1995 au Venezuela et en Colombie, provoquant respectivement 16 et 26 décès humains.

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Théo LESCRUTATEUR

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