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LES ADOS ANTILLAISES SONT-ELLES VALORISEES PAR AUTRE CHOSE QUE LEUR CUL ?

LES ADOS ANTILLAISES SONT-ELLES VALORISEES PAR AUTRE CHOSE QUE LEUR CUL, LEURS SEINS, LEUR SEXE ?

Elles sont livrées à 20 hommes dans des maisons sordides, et nous trouvons cela presque normal. Fond Laugier est le sanctuaire des groupes à peau ( groupes de carnaval ) de Pointe-à-Pitre. Ce fut aussi le cadre de la descente aux enfers d’une gamine de 15 ans.

Car en Guadeloupe, la catastrophe sociale, sanitaire, économique, ne nous laisse pas de répit.
Des filles à peine sorties des langes de l’enfance s’adonnent à la prostitution. Adolescentes en souffrance de la Maison de l’enfance, elles ont été sous la coupe d’un jeune de 20 ans et de sa complice de 18 ans, apprentis proxénètes, qui les menaçaient et les brutalisaient.

Avant d’êtres prises dans les griffes de ce réseau, elles ont connu des enfances chaotiques. L’une d’elles a dû subir les assauts d’une vingtaine d’individus. Ces rapports se faisant sans préservatif, bien entendu.

Une autre devait faire des passes pour 50 euros à des clients recrutés sur internet.

En France, les adolescentes seraient entre 5000 et 6000 à se prostituer.

Dans Jeunesse à vendre, un documentaire, diffusé sur France 5 le mercredi 18 avril 2018, nous plonge dans le marchandage de corps adolescents âgés de 13 à 15 ans. L’une d’entre elles raconte comment son proxénète, à peine plus âgé qu’elle, a commencé à la droguer pour abuser d’elle.

Des parents comme ceux d’Océane, 15 ans, continuent d’essayer de retrouver leur fille en scrutant les sites d’annonces de prostituées.

La mère d’Inès vient signaler une fugue. Elle met un mouchard dans le téléphone de sa fille, et apporte les preuves de sa prostitution à la police qui lui répond : « Votre fille est une pute, il faut vous y faire »

Nous avons besoin d’une culture qui valorise les jeunes adolescentes, et au niveau des valeurs qu’on leur propose, il faut qu’elles soient valorisées par d’autres choses que par leur cul, leurs seins, leur sexe, martèlent les responsables d’associations, comme dans LES Inrockuptibles, du 18/04/2018, Hélène David, directrice adjointe de l’association Charonne, qui indique que sont en cause une société hyper-sexualisée et le pouvoir des réseaux sociaux.

Mais et c’est bien là notre tragédie, on a beau chercher. En dehors des « bonnes familles » où l’acces aux études et aux postes à responsabilité des filles est valorisé, du carnaval aux soirées bouyon, les autres aux Antilles sont-elles valorisées par autre chose que leur cul, leurs seins, leur sexe ?

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Théo LESCRUTATEUR

Théo LESCRUTATEUR

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