Société

Le ton monte entre l’ARS et Guadeloupe 1ère

La critique de la gestion de la pandémie du COVID-19 par un journaliste de Guadeloupe 1ere Ronan Ponnet a provoqué l’ire de l’ARS qui a publié un communiqué pour se défendre. Le grand reporter a répliqué. Les deux déclarations.

Un journaliste insulte les agents de l’ARS qui exposent leur santé tous les jours pour protéger les Guadeloupéens

Suite aux déclarations du journaliste Ronan PONNET hier soir sur les antennes radio et télé de Guadeloupe 1ère, les agents de l’ARS ont été choqués et vivent ses propos comme une insulte au travail qu’ils accomplissent depuis plus d’un mois sans relâche et sans compter, au profit des Guadeloupéens.

Ce journaliste a parlé de l’ARS en ces termes « rien n’a été préparé, aucune maitrise, cafouillis, incompétence ». Ces termes sont particulièrement graves de la part d’un homme qui n’a jamais cherché à joindre l’ARS, qui n’a jamais demandé quels étaient les travaux de préparation et l’action de la cellule de crise de l’ARS chaque jour depuis plusieurs semaines.

Ce sont plus de 400 000 masques qui ont été distribués en moins d’un mois aux professionnels de santé et du champ médico-social, ce sont plus de 30 audioconférences de coordination avec les acteurs de santé, ce sont des directives quotidiennes aux acteurs de santé, ce sont des travaux de réorganisation du système de santé pour atteindre jusqu’à 75 lits de réanimation, c’est la préparation à l’hospitalisation médicale et au SSR COVID, ce sont des demandes de renforts au national, et la liste est encore longue.

Les agents des ARS sont aussi en première ligne et ils prennent des risques pour leur santé chaque jour afin de préparer et organiser le système de santé, appuyer sans cesse les acteurs de santé, et enfin soutenir la population notamment à travers la plateforme RIPOSTE-COVID 19. L’ARS est composée pour sa majorité de Guadeloupéens qui sont aussi touchés au cœur de leurs familles et qui ont des racines profondes sur ce territoire.


La réponse de Ronan Ponnet

L’Agence Régionale de Santé de Guadeloupe et sa directrice, Valerie Denux, ont publié un communiqué stigmatisant mon travail de journaliste.

Ce travail s’appuie sur l’observation de faits qui me permettent de dire ce que je vois. Le travail de journaliste se fait au profit du public et alimente son information. C’est un travail critique qui n’a rien à voir avec la Communication.

Il faut être dénué de tout sens démocratique et républicain pour attaquer le travail des journalistes. Cela met en péril la Liberté de la Presse.

Cette liberté fondamentale est celle de tous les journalistes de Guadeloupe, de France, d’Europe.

C’est un pilier de la démocratie et de la République. Clouer au pilori un journaliste, non pas pour des faits ou pour des actes mais pour des écrits étayés, s’appuyant sur le jugement d’un tribunal de la République est une attaque ahurissante.

Utiliser les fonds (rétribution d’une agence de communication) et les moyens d’une agence de l’état pour cela est digne d’autres régimes politiques.

Cette vision de notre pays, de nos libertés piétinées est issue d’un passé lointain.

Cela peut arriver à certaines vieilles badernes, militaires en disponibilité, qui confondent nation et cour de caserne.

La réalité du travail de l’ARS n’est pas dans le communiqué d’auto-glorification mais dans l’avis, le jugement du tribunal administratif qui stigmatise ses manques. Jugement au coeur de mon reportage. Je n’ai fait que mon métier.

Il est désolant de voir une agence de l’état avancer des contre-vérités pour se justifier et me stigmatiser.

Ronan PONNET
Journaliste Grand reporter

 

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