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Le professeur pervers sexuel en Guadeloupe enfin condamné !

Par jugement du 6 avril 2017, le Tribunal a finalement condamné le professeur du lycée agricole de Convenance de Baie-Mahault à un an de prison avec sursis, avec interdiction d’exercer définitivement toutes activités en lien avec les mineurs.

Ce professeur de 59 ans faisait fréquemment des allusions tendancieuses, comme  : je vais t’apprendre à sucer une glace, ou après un stage d’une jeune fille dans un élevage de porcs : le gros verrat est-il monté sur toi, ou insistait pour voir le soutien-gorge de ses élèves filles.

La hiérarchie directe de ce professeur n’a pu que confirmer ces faits, de même que de nombreux témoins directs, adultes comme mineurs.

Une internaute Lizzie nous faisait part de sa désapprobation suite à notre premier article. « Au lieu de ressasser le passé et de parler de choses qui ont déjà été réglées pour la plupart, demandez-vous pourquoi ni les élèves, ni les parents qui sont concernés ne portent plainte ?

Les soi-disant victimes  colportent des ragots » confiait-elle.

Les faits, malheureusement, avaient été occultés depuis des années, et sans le journal Rebelle, ces agissements délictueux auraient prospéré dans ce lycée. Et quant aux victimes, ces dernières n’étaient autres que les lycéennes, puisque le Ministère public a indiqué qu’une des jeunes filles a même tenté de se suicider, ne supportant plus ces dénigrements !

DESIREES ET DEVALORISEES

Selon Claude HALMOS, (Revue Psychologies N° 31), porteuses d’un sexe qui renvoie les hommes aux terrifiants fantasmes de castration de leur enfance, qui les effraye en même temps qu’il les fascine (parce qu’il évoque la mère aimée et le passage mystérieux par lequel ils sont venus au monde), les femmes gardent, dans l’imaginaire de nombre d’entre eux, un statut ambigu. Celui d’êtres dévalorisés, mais néanmoins désirables. Cette contradiction conduit ces hommes à les transformer sur le plan de la sexualité en objets. «  Tu m’es inférieure, mais comme je ne peux m’empêcher de te désirer, je fais de toi une chose, que j’utilise et avilis ».

D’où ces opérations qui conduisent au harcèlement, cette atteinte majeure à leur sensibilité et à leur dignité que les femmes subissent dans l’espace public, et plus particulièrement dans les établissements scolaires.

Ces derniers doivent être des lieux particulièrement protégés, où n’importe quel individu, incapable de poser en temps normal face à des femmes, d’égal à égal, leur désir et d’affronter leur éventuel refus, peut se permettre grâce à sa position dominante dans un lycée, de violer leurs oreilles par des obscénités, et leur corps par des attouchements, les laissant la plupart du temps, effrayées, humiliées, honteuses, et en proie au sentiment terrible d’être livrées, impuissantes et sans aucun recours face à une violence permise par l’institution scolaire.

Car ce qui est incroyable, nous le répétons, c’est l’absence de réaction des parents guadeloupéens, mères comme pères, et l’omerta générale, alors qu’ils sont les premiers à manifester pour que leurs enfants portent des tresses, ou locks, s’habillent avec des jeans délavés, troués ou noirs, et pour que leurs garçons et filles s’affichent avec des piercings. Des questions très « épineuses » assurément !

Mais peut-être est-ce dans la logique de parents citoyens qui réussissent à manifester pour que l’interdiction des vitres teintées soit levée !

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Théo LESCRUTATEUR

Théo LESCRUTATEUR

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