Littérature

Le nouveau livre d’Hugues Pagesy : Soeurs EBENE, est loin d’être une fiction.

Trois jeunes femmes Karamel, Antonia et Fatou vont se rencontrer à Paris et entre elles va naître une grande complicité jusqu’à se dénommer elles mêmes: les sœurs EBENE. 

Karamel, de parents guadeloupéens est née dans le nord de la France et se verra proposer par son oncle qui occupe une importante fonction en Afrique de venir faire des études d’infirmière à Paris. Les parents de Karamel qui n’ont pas les moyens de lui payer de telles études  se voient proposer par l’oncle de tout prendre en charge jusqu’à l’obtention de son diplôme. Le père de Karamel est un  alcoolique qui passe son temps à brutaliser sa femme et à la violer plusieurs fois par jour. C’est l’enfer pour cette malheureuse qui n’a pas le droit de dire un mot. Karamel qui ne supporte plus cette lamentable vie, va accepter la proposition de son oncle, mais en réalité il ne s’agit que d’un piège que l’oncle tend à sa nièce pour la livrer pieds et poings liés à son gourou, le président du Diakété petit pays d’Afrique. Cet homme qui n’aime que les jeunes filles vierges a fait croire à l’oncle de Karamel qu’il aurait une importante promotion s’il lui livrait sa nièce.

Antonia, chabine Martiniquaise victime de l’infidélité quotidienne de son compagnon, sur les conseils de la pharmacienne chez qui elle est employée, va elle aussi aller faire des études d’infirmière à Paris. C’est au cours d’un stage dans le même hôpital qu’elles se rencontrent.

Fatou originaire du Diakété petit pays d’Afrique a échappé à un mariage forcé orchestré par son père, grâce à un couple de toubabs qui rentrent en France après un séjour en Afrique. Karamel va la rencontrer dans l’hôpital où elle est en stage alors qu’elle est venue donner un peu de volume à ses seins qu’elle trouve trop petits. Elles vont sympathiser. Karamel va la présenter à Antonia et elles vont devenir inséparables.

Fatou vit une histoire d’amour platonique avec un toubab qui l’entretient après avoir fait fortune dans le cacao en exploitant des enfants d’à peine douze ans. Lors d’un repas dans un restaurant africain, les jeunes filles viennent à se faire des confidences et c’est ainsi qu’Antonia et Karamel apprenent que le toubab qui avait fait Fatou quitter l’Afrique a commencé à la violer dès son arrivée à Paris et ce plusieurs années jusqu’à ce qu’elle se sauve. Mais Fatou devra leur révéler aussi qu’elle a été excisée, opération pratiquée avec un tesson de bouteille dans d’atroces douleurs. De confidences en confidences elle leur explique quelques habitudes africaines que le temps n’arrive pas à faire disparaître, dont: le blanchiment de la peau, ou encore l’infibulation qui consiste à sectionner le clitoris et à coudre les grandes lèvres entre elles.

De son côté Antonia a rencontré un garçon qui lui fait une cour pressente, mais qui se révèle être un toxicomane qui lui demande de cambrioler la réserve de morphine de l’hôpital si elle l’aime.

Et voilà que l’oncle d’Afrique montre son vrai visage en envoyant un homme chez Karamel pour coucher avec elle.  Le toubab amoureux platonique de Fatou va lui donner une importante somme avant de mettre fin à ses jours. Elle s’empressera de partager cette somme avec ses amies avant de revenir à Diakété pour rejoindre le rang de ceux opposés au pouvoir en place. Elle connaîtra un destin exceptionnel.

Cette histoire qui connaît une fin heureuse après mille épisodes dramatiques n’est pas une fiction. Beaucoup de vérités sont dites et la lumière faite sur des pratiques d’un autre temps.

 

 

 

 

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