Société

Le MEDEF Réunion dénonce l’incapacité de la CCIR dans la gestion du port de St-Gilles

Le MEDEF Réunion dénonce l’incapacité de la CCIR dans la gestion et l’entretien du port de Saint-Gilles

A l’heure du bilan des Assises des Outre-Mer et dans le contexte de révision des aides économiques aux départements ultramarins, le MEDEF Réunion réaffirme sa vision du développement économique de notre territoire, dont un des secteurs porteur de création d’emplois et de valeur est le tourisme.

Parce que nous avons des sites d’exception, et avons su combiner dans notre évolution tradition et modernité, en préservant notre vivre ensemble et nos multiples talents culturels, nous sommes convaincus que La Réunion deviendra un territoire d’excellence et d’attractivité touristique unique au monde, pour les amateurs d’expérience, d’authenticité et de voyages différentiant.

Un de nos formidables atouts est de pouvoir combiner le bleu et le vert, en développant des activités de loisirs permettant d’explorer nos fonds sous-marins autant que nos sentiers et de découvrir notre faune et flore sous-marine et terrestre hors du commun.

Cette attractivité touristique, vitale pour donner un nouvel élan économique à notre île, repose bien évidemment sur des infrastructures et un aménagement environnemental de qualité, sécurisés et fonctionnels.

Or force est de constater que le port de Saint-Gilles, un des poumons de notre île, est dans un état déplorable et totalement inadapté par rapport aux standards de qualité que nous sommes en droit d’attendre d’une une station balnéaire de l’Océan Indien. Son fonctionnement, tout comme la vétusté de ses installations, sont de réels freins au développement touristique de l’île, et entravent par ailleurs considérablement l’activité de pêche.

Le MEDEF Réunion soutient pleinement l’action du collectif des usagers du Port de Saint Gilles, qui s’est constitué, face à l’état de délabrement de cet outil et de ses services, et à l’inertie du gestionnaire de ce port, la Chambre de Commerce et d’Industrie, qui n’a, à ce jour, engagé aucun travaux ni même procédé à l’amélioration de la structure et du service qu’elle est censée apporter aux usagers.

Le MEDEF Réunion demande au Président de la CCIR, d’assumer ses responsabilités de gestionnaire du port, et d’apporter des réponses concrètes aux revendications des usagers du Port, notamment :

  • Pouvoir travailler et recevoir le public en toute sécurité
  • Rendre conforme le port de plaisance à la qualité d’accueil et de service attendue dans une île d’exception de l’Océan Indien,
  • Assurer un service aux pêcheurs professionnels conforme aux obligations légales
  • Obtenir des garanties, un calendrier et un plan détaillé des investissements annoncés par la CCIR grâce au financement européen du FEDER

Selon Ibrahim Patel, le président de la CCIR, 30% des commerçants du port sont de mauvais payeurs, grevant ainsi le budget alloué à l’amélioration de la structure. « Malgré les lettres de relances, les commerçants envoyaient 200 à 400 euros histoire de calmer le jeu, mais rien n’a véritablement bougé. J’aurais très bien pu expulser toutes ces personnes depuis 2014, mais je ne l’ai pas fait et ai préféré essayer de trouver une solution ».

La CCIR propose à ces derniers un échéancier de 36 mois et des travaux d’embellissement du site doivent demarrer en octobre 2018.

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