Culture

LE FESTIVAL KANOAS

Jean-Michel MARTIAL, à la Maison de l’Amérique Latine a fait le préambule du festival KANOAS qui se déroulera les 24, 25 et 26 septembre à Vitry Sur Seine.

A l’heure où la culture s’inscrit davantage dans l’esprit de l’art de la Caraïbe, la rencontre de conteurs, danseurs, chanteurs guadeloupéens, martiniquais, haïtiens, argentins, cubains et autres donne du sens à une vérité sociale : « on a besoin que les choses soient dites » exprime J.M. MARTIAL  qui, selon lui directeur artistique du festival, l’explication culturelle est la base de toute société.

L’intervention de Jean-Michel interceptait la question du savoir faire pour transmettre un message ? Plusieurs personnes répondent « nous sommes la solution ». En fait, la solution est donnée par les artistes, les festivals qui sont un moyen de rendre hommage par une rencontre de la Caraïbe : Caraïbe Créole, Caraïbe Anglaise, Caraïbe Espagnole, Caraïbe Française… Il fallait donc trouver un lieu pour que cette rencontre anticipe le meilleur moyen stratégique : la Ville tout simplement. Cette année, première édition de la Compagnie L’Autre Souffle, le festival KANOAS aura trouvé comme lieu  de prédilection Vitry Sur Seine  – Gare au théâtre –  13, rue Pierre Sémard – les 24, 25 et 26 septembre prochains. Un premier rendez-vous de la francophonie, la créolophonie, l’anglophonie et l’hispanophonie. Un temps dédié au théâtre de la Caraïbe avec de nombreux artistes dont certains,  présents à cette présentation comme Blade franco-sénégalais, conteur-slameur, Rose-Esther Guignard, haïtienne conteuse de la jeune fille amoureuse d’un poisson ou encore Igor Drané, conteur-flutiste yééé cric ! Sans parler du danseur Max Diakok qui va nous charmer par ses mélanges chorégraphiques de Gro K et de danse contemporaine mais aussi de la danseuse Chantal Loïal, directrice de la Compagnie DIFé KAKO. Et puis, la venue de Suzana Lastrto d’origine argentine, lectrice de la pièce « Medea en el espejo » explique son parcours de la scène et espère beaucoup de monde ce jour là !

Cependant,  Jean-Michel Martial estime que le festival KANOAS n’a pas de sens sans répertoire. Et pour ce faire, Laurent Citrion, traduit et sort les textes dans les différentes langues de la Caraïbe et même en néerlandais ! Car la mémoire doit rester authentique, gardant son âme même retranscrite dans une autre langue.

La présence de Laurella Rinçon, déléguée du Ministère de la Culture trouvait bien sa place au milieu de cette représentation de la diversité caribéenne et l’apparition de Sonia Emmanuel, danseuse magique fermant la porte de cette avant-première, fait l’honneur de nous attendre avec les autres artistes au cœur de ce festival.

Pour la réussite de ce bouillon de culture, la participation financière et amicale de la Région Guadeloupe, du Ministère de la Culture, d’Yvette Galo (Mque), d’Air Caraïbe, de la SPEDIDAM s’associait à la subvention de la Région Ile de France… L’art caribéen, c’est notre histoire, notre culture. Epi bon z’épiss !

 

Joseth SYMPHOR

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