Littérature

Le 4ème Congrès des écrivains de la Caraïbe Stop ou encore ?

Daniel Maximin  ( écrivain  ), Madame Kacy-Bambuck (responsable culturelle)

Pour cette édition du Congrès des écrivains de la Caraïbe, ( la quatrième ) on s’attendait à un évènement grandiose ou public et écrivains partageraient leurs impressions afin de donner un coup de pouce à la littérature qui il faut bien le dire souffre en Guadeloupe d’un déficit de communication, puisque laisser pour compte par la presse et autre média du département qui préfèrent faire leurs gros titres sur la musique, le sport ou la politique.IMG_8245 (1)

 Earl Lovelace (président de l’association des écrivains de la Caraibe )

Il est vrai que l’on sait depuis longtemps, que pour qu’une information ne se divulgue pas, il faut la cacher dans un livre, et ce n’est pas seulement une boutade. Dans un pays où l’illettrisme touche 25% de la population pour ne pas dire plus, il serait tant que les organisateurs de ce type de manifestations  cessent de se faire plaisir en mettant à l’honneur d’année en année toujours les mêmes et en général ceux qui ont leurs entrées à la télévision et dans la presse écrite, et qui n’ont pas besoin de cette vitrine pour se faire connaitre. Mais on le sait aussi, qu’on ne prête qu’aux riches. Il faut dire que les organisateurs de cette biennale littéraire ne se font guère voir quand il s’agit de venir encourager ceux qui chaque semaine dans les bibliothèques et les médiathèques échangent avec le public sur leur dernière production littéraire, alors savoir qui mettre à l’honneur, comment pourraient-ils le savoir ?. Il faut dire que ces  » sans grades  » qui n’éditent pas chez des éditeurs qui ont pignon sur rue, n’intéressent que très peu de monde, car on croit encore que l’éditeur est plus important que le contenu de l’ouvrage. C’est dommage puisque avec de tels raisonnements on cloue au pilori le travail de certains auteurs qui n’ont pourtant qu’une ambition, mettre leur savoir au service du plus grand nombre. Et heureusement qu’ils le font, car le paysage littéraire guadeloupéen ne serait qu’un vaste désert si l’on ne comptait que sur ceux qui se croient autorisés à parler au nom des autres pour faire connaitre leurs œuvres.

 

Le 4ème Congrès des écrivains de la Caraïbe, dans le programme qui était proposé, a t-il joué le rôle de vitrine pour les écrivains comme cela aurait du l’être ?  Ce ne sont certainement pas les auteurs qui iront dans ce sens, car très nombreux étaient ceux qui disaient être venus à ce Congrès plus en curieux que pour espérer voir leurs ouvrages promotionnés. Mais l’autosatisfaction habituelle de ceux qui détiennent le pouvoir et qui agissent toujours dans le même sens une fois de plus était de mise: Pour eux, ce 4ème Congrès était une réussite, sauf que Guadeloupe première, dans son émission de 19h 30 du dimanche19 avril ne consacre qu’un petit reportage sur cet événement: la remise du   » grand prix des écrivains de la Caraïbe « .  Seul ce moment festif a retenu l’attention des médias. Comprenne qui voudra, mais des voix s’élèvent déjà pour hurler: stop ou encore.

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hugo FRAN

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1 Comment

  1. juin 24, 2015 at 12:52 — Répondre

    Article fort sympathique, une lecture agréable. Ce blog est vraiment pas mal, et les sujets présents plutôt bons dans l’ensemble, bravo ! Virginie Brossard LETUDIANT.FR

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