Culture

Le 23 Mai journée nationale d’hommage aux victimes de l’esclavage

Le 23 mai est institué en journée nationale d’hommage aux victimes de l’esclavage. C’est le résultat d’un combat populaire débuté le 23 mai 1998 à Paris, Place de la République, à l’occasion de la Marche silencieuse des 40 000 Antillais, Guyanais et Réunionnais en hommage à leurs aïeux esclaves. Ce combat a été dirigé par le CM98. Cette journée met en exergue une mémoire de l’esclavage sans fard et apaisée et se déroule en deux temps :

– un temps commémoratif célébré lors des cérémonies républicaines et religieuses

– un temps culturel au cœur de Paris, « la Fête de la Fraternité – Limyè Ba Yo !, Reconnaissance et Réconciliation ».

LES CÉRÉMONIES RÉPUBLICAINES NATIONALES

La 19e commémoration des victimes de l’esclavage colonial sera la première édition à revêtir un caractère national. De ce fait, deux cérémonies républicaines nationales auront lieu à Paris.

9h-10h : Cérémonie organisée par le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage. Cours d’honneur du centre Panthéon des universités Paris 1 Panthéon – Sorbonne et Paris 2 Panthéon – Assas.

11h30-13h : Cérémonie Républicaine à l’Assemblée nationale : Hommage aux associations, aux élus et aux personnalités qui ont permis que la France soit le premier pays occidental à reconnaître la traite et l’esclavage colonial comme crime contre l’Humanité
et à honorer les victimes.

LES CÉRÉMONIES RÉPUBLICAINES DÉPARTEMENTALES 

De nombreuses cérémonies républicaines en mémoire des victimes de l’esclavage colonial se déroulent en France. Les plus importantes sont départementales et réunissent, les élus d’un département, différents maires, les associations antillaises et les associations antiracistes. Elles se tiennent dans des villes où ont été érigés des monuments portant les prénoms, les matricules et les noms patronymiques attribués aux esclaves après l’abolition de l’esclavage.

10h45 : Cérémonie départementale dans l’Oise, parc municipal, allée Nelson, Creil (autour du monument des noms d’esclaves)

14h30-15h30 : Cérémonie départementale dans le Val-d’Oise, place Jean-Pierre Passe -Coutrin, Sarcelles (autour du monument des noms d’esclaves)

18h-19h : Cérémonie départementale en Seine Saint-Denis, parvis de la Basilique (autour du monument des noms d’esclaves)

18h-19h : Cérémonie départementale en Essonne, Esplanade des droits de l’homme (autour du monument des noms d’esclaves), Grigny.

LA CÉRÉMONIE RELIGIEUSE ŒCUMÉNIQUE

Depuis 2005, l’aumônerie Antilles-Guyane et les chrétiens d’obédience protestante organisent une cérémonie chrétienne en l’honneur des victimes de l’esclavage. Cette cérémonie se déroule dans la nécropole des Rois de France, la basilique de Saint-Denis. Elle est présidée par l’évêque du diocèse de la Seine-Saint-Denis. Cette année, elle aura lieu à 17h.

LA FETE DE LA FRATERNITE « LIMYE BA YO »

« Limyè ba Yo! » est un événement mémoriel  organisé par le CM98 pour rendre hommage aux femmes et aux hommes qui, dans l’enfer esclavagiste, ont créé des cultures d’une richesse et d’une générosité rares.

Ni amnésique, ni misérabiliste, le CM98 entend à travers cet événement positiver une histoire douloureuse et donner à voir ce qu’elle a sécrété de plus éclatant. Cette année, les participants auront accès au village du 23 mai, composé de plusieurs stands (généalogie, université populaire, restauration, sponsors…) et du mémorial itinérant « Les noms de l’abolition ».

Au cours de la soirée, un festival de musiques traditionnelles des Outre-mer, héritage culturel transmis de génération en génération depuis l’esclavage, aura lieu. Puis une création originale, mettant en scène des récits relatant la traite négrière et l’esclavage tirés de généalogies et de témoignages de descendants d’esclaves, sera présentée au public.

Cette fête de la Fraternité s’achèvera par un concert exceptionnel. Les trois dernières éditions avaient rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes sur de grandes places parisiennes (celles de la Bastille en 2014 et de la République en 2015) et au ministère des Outre-mer en 2016, parce que l’état d’urgence ne nous permettait pas d’organiser un rassemblement populaire dans un espace public difficilement contrôlable. Cette année, pour répondre à l’engouement du public nombreux et marquer l’institution officielle du 23 mai par le Parlement, nous célébrerons cette date sur la place de la République qui sera sécurisée conformément aux exigences de la ville de Paris

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