Société

Le passeport français n° 1 dans le monde… grâce aux Outre-mer

L’Institut Henley & Partners – Kochenov a livré son classement Quality of Nationality Index 2017. 168 pays ont été passés au crible et la France se place en 1ere position grâce aux Outre-mer.

Créé par le Dr Christian H. Kälin et le professeur de droit constitutionnel Dimitry Kochenov, le QNI (Indice de Qualité de la Nationalité) permet «d’établir un comparatif objectif et impartial sur la valeur de toutes les nationalités dans le monde ».

Le QNI se veut un «classement compréhensif de la qualité des nationalités dans le monde. Pour qu’il soit fiable, les auteurs ont fait le choix de ne pas en faire un index basé sur la perception», expliquent les auteurs du rapport.
Il s’appuie sur plusieurs facteurs internes pour mesurer l’influence et le poids d’une nationalité, notamment le développement humain grâce au programme des Nations unies qui lui est dédié et qui se focalise sur la santé, l’éducation et le niveau de vie. Il est aussi question de la force économique du pays, mesurée sur la base des statistiques du FMI, qui comparent la part du PIB dans la parité du pouvoir d’achat. Le dernier facteur interne est celui de la paix et de la stabilité, évalué grâce à l’index de la paix mondiale publié par l’Institut d’économie et de paix.

Les facteurs externes se basent sur la possibilité de voyager dans le maximum de pays sans visa et la liberté de s’installer dans le pays d’accueil, Henley & Partners, leader mondial de la planification en matière de résidence et de citoyenneté.

Grâce aux territoires d’outre-mer, la France dépasse l’Allemagne vainqueur des sept éditions précédentes, comme l’explique Sébastien Platon de l’université de Bordeaux : « En 2017, le passeport français a permis de voyager sans visa dans 173 pays et territoires… Un grand nombre de ces territoires, les restes de l’empire colonial français, ne font pas partie du territoire européen, ce qui signifie que la législation de l’UE ne s’applique pas pleinement à eux. Par conséquent, les citoyens de l’UE ne sont pas aussi libres d’entrer et de vivre dans ces territoires, donnant aux ressortissants français un avantage en termes de libre circulation… »

Selon le droit de l’UE, les territoires français d’outre-mer sont divisés en deux catégories : les régions ultrapériphériques (Guyane française, Martinique, Guadeloupe, Mayotte depuis le 1er janvier 2014, Réunion et Saint-Martin), et les pays et territoires d’outre-mer (Nouvelle-Calédonie et dépendances; Polynésie française; Saint-Pierre et Miquelon; Terres australes et antarctiques françaises; Wallis et les îles Futuna; et Saint-Barthélemy, depuis le 1er janvier 2012).

Ce classement révèle que des états disposant d’un niveau de vie similaire peuvent avoir des positions différentes. En dépit de leur prospérité économique, les Etats-Unis ou Hong Kong apparaissent loin derrière. Enfin, aucune donnée n’est indiquée pour les territoires ultramarins hors de l’ensemble français. Il serait intéressant et révélateur d’établir un comparatif avec l’hexagone.

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