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LA DÉPUTÉE QUI NE SAIT PAS COMPTER

LA DEPUTEE PERDUE DE LA MARTINIQUE

La mission parlementaire d’évaluation de l’Université des Antilles a présenté son rapport le 22 janvier 2020.

Au regard des critères de la loi, Fouillole et le Camp Jacob (les deux sites universitaires de Guadeloupe), devraient aujourd’hui disposer de 66 % des moyens contre 34 % pour la Martinique. Ce sont principalement les critères nombre d’étudiants et coût des activités d’enseignement qui sont pris en compte pour les attributions.

Ces critères inscrits dans la loi, ont fait l’objet lors de la constitution de l’université Antilles, d’intenses concertations des pôles, du Ministère et des différents acteurs.

La députée martiniquaise Josette MANIN, voit dans cette répartition des moyens, la source de tensions.

Parce que Schoelcher désire une répartition de 60/40, comme un enfant fait régulièrement sa crise devant le rayon sucreries des supermarchés, la députée acquiesce et propose d’abroger la loi qui a fondé la création de l’Université des Antilles, et de figer cette clé !

Ces moyens resteraient les mêmes, malgré l’évolution démographique encore plus pénalisante pour la Martinique. À charge pour le Ministère de compenser là où il en manquerait !

Résumons : L’université des Antilles ne devrait pas appliquer les clés de répartition inscrites dans la loi ! Et il faudrait que la représentation nationale, par un tour de passe- passe, compense les pertes qui seront automatiquement générées par la non-application de la loi

Cela ne s’est jamais vu en France et peut-être dans le monde.

La députée réclame en plus que le siège de l’Université ne soit plus en Guadeloupe (rappelons qu’il y a deux unités, Fouillole et Camp Jacob). La ficelle est tellement grosse qu’on se demande comment tout cela a pu être acté dans un rapport.

C’est comme si vous demandiez aux différents pays européens, de faire en sorte que le parlement Bruxellois, soit transféré ailleurs, alors qu’il est le principal siège de la communauté européenne.

Revenons sur la psychologie de l’élu.

Propulsé(e) maire ou mairesse, sans y être préparé(e), ou député(e), il (elle) va essayer de plaire à tout le monde. Un peu comme le malheureux roi, Louis XVI. Empli de compassion et de charité, il décide de lever un impôt spécial sur les plus riches. Trois millions de livres sont ainsi redistribués aux indigents, et les impôts sont réduits dans les provinces les plus touchées par la misère. ZULIA ZIMMERLICH dans Le roi qui voulait qu’on l’aime (revue Histoire) nous indique que c’est l’ISF avant l’heure.

A Paris, le peuple érige une statue de neige à l’effigie de son héros sur le Pont-Neuf, avec cette inscription : « Notre amour pour lui nous réchauffe ». On sait comment tout cela a fini. Par ce geste, il (elle)n’aspire qu’à être aimé(e).

Il prend l’habitude de se rendre à pied de bon matin, chez les familles les plus pauvres de Versailles.
Il ne peut pas s’en empêcher. Il veut aider son prochain. Sur sa propre cassette, il entretient des familles entières de nobles ou d’officiers sans fortune, des veuves et des orphelins de militaires.

Ce joli cadeau fait grimper en flèche sa popularité, tout en révélant une faille psychologique bien embêtante.

Comme notre députée, une gentille, une vraie, de celles qui veulent satisfaire tout le monde, en toutes circonstances.

Mais le rôle du gentil n’est guère tenable.

Nous ne sommes pas dans le monde des bisounours. A force de vouloir contenter chacun, Louis XVI va précipiter la fin de la monarchie (peut-être la fin de l’université Antilles). Il vient de commettre la principale erreur de son règne, celle de relever de ses ruines une force d’opposition, (les parlementaires), qui allait contrecarrer les indispensables efforts de rénovation de la monarchie.

Un grand frère qui lui fait de l’ombre ?
A moins que Freud, oui Sigmund Freud, ne vienne à la rescousse. Notre députée n’est-elle que la porte-parole d’un enfant triste (le Pôle Martinique) séparé prématurément de sa mère. L’ex-université Antilles-Guyane ?

Il ressent que son frère (le Pôle Guadeloupe) lui fait vivre un enfer. Il estime être devenu son souffre-douleur.
Il a grandi dans l’ombre de cet aîné, idéalisé par ses parents, et avec ce sentiment qu’il était le vilain petit canard.

Si on reprend l’historique des équipements universitaires en Guadeloupe, ce sont les différents présidents de région qui ont abondé en moyens pour renforcer les dits équipements. Les faits sont têtus. Si on scrute la géographie de la Guadeloupe, il y a bien deux îles.

Alors que faudrait-il faire ? Supprimer le campus de Saint-Claude ? Le raser, de même qu’une partie des équipements de Fouillole ?

Mais en fait que propose la députée Manin ?
Mettre sous tutelle l’université Antilles, alors qu’il y a un conseil d’administration élu. Du jamais vu !

Faire croire que la Guadeloupe est sur-dotée, alors que pour un observateur neutre, surtout avec les disciplines scientifiques réparties en Guadeloupe, la présence de laboratoires, d’unités de recherches, le manque de crédits ne fait pas de doute.
Surtout, et c’est ce qui est le plus grave, faire exploser le seul pont tangible et intellectuel patiemment édifié depuis des décennies entre nos deux îles. Quel dommage !

Mais l’immaturité politique n’a pas fini de nous sidérer. Et on comprend pourquoi le Président Macron avait lancé à nos représentants politiques : Allez, les enfants !

Noël est encore loin, et il fait chaud aux Antilles. Va-t-on ériger toutefois pour la députée Manin une statue de neige ?

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Théo LESCRUTATEUR

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1 Comment

  1. Jacky Jacques LureL
    février 7, 2020 at 08:24 — Répondre

    Une statue de cendre pour Josette MANIN étincellerait son intelligence et sa bienveillante splendeur de c… !

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