Société

WWF s’inquiète pour la biodiversité guyanaise

La biodiversité de Guyane confrontée à differentes menaces. Un article de WWF

Un survol aérien de l’immense forêt amazonienne de Guyane produit un effet rassurant : à perte de vue, la canopée couvre plus de 90% du plus vert territoire européen. Pourtant, certains enjeux majeurs perturbent déjà le fragile équilibre naturel. Exploitation de l’or dans l’intérieur, développement urbain rapide sur le littoral, et exploitations mal contrôlées des ressources marines demandent une attention toute particulière.

Fièvre de l’or

Depuis près de 20 ans, la Guyane connaît une nouvelle ruée vers l’or. Celle-ci est largement liée à des populations pauvres du Brésil, qui sont amenées par des réseaux mafieux à exploiter l’or illégalement. Près de 10 000 garimpeiros séjournent dans la forêt guyanaise et utilisent du mercure pour amalgamer le précieux minerai. La contamination liée à ce produit toxique demeure fortement préoccupante, à la fois pour la santé des communautés et celle des écosystèmes.

Risque d’un modèle de développement inadapté

En lien avec la forte pression démographique, certains décideurs pourraient être tentés de voir se développer de grandes industries extractives en Guyane (exploitation de l’or à échelle industrielle, exploitation pétrolière). Pour autant, ces options de développement, non durables, ne pourraient représenter que des mirages économiques face aux besoins réels du territoire. Aussi la société civile locale devra être parfaitement informée des différents projets industriels projetés, de leurs impacts, et de leurs limites en termes de retombées socioéconomiques.

Pressions croissantes sur les richesses maritimes guyanaises

Lieu unique au monde de reproduction de quatre espèces de tortues marines, zone de présence privilégiée du dauphin de Guyane, espace de rencontre entre différentes sous-populations de lamantins, les eaux côtières de Guyane confirment leur immense intérêt écologique. Ce même espace représente aussi une zone de pêche privilégiée pour les flottilles locales, mais aussi pour des navires illégaux. Ces derniers continuent de déployer d’immenses filets maillants dérivants, représentant de véritables pièges marins pour les espèces océaniques.

Previous post

La Havane année zero

Next post

Victoire Jasmin interroge Laura Flessel sur le statut des ligues antillo-guyanaises de football

97land

97land

Des infos, des potins, des événements... Toute l'actu du 97.

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *