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Kevin Berdier : Dans le foot, tout est possible.

De passage à Paris pour passer un weekend en famille, c’est chez sa tante Anick que nous avons rencontré Kévin Berdier qui nous a retracé son parcours et aussi sa vision du football.

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs ?

J’ai 29 ans, né en région parisienne de père guadeloupéen et mère martiniquaise. Je suis footballeur professionnel.

Pourquoi le foot et pas un autre métier ?

A la base c’est vraiment une passion, le mercredi j’allais jouer avec mes amis et mes entraîneurs m’ont trouvé des qualités et là je suis parti en détection.

Pourquoi n’êtes vous pas resté en région parisienne ?

J’avais envoyé un courrier au PSG resté sans réponse de leur part. J’ai donc fait avec l’équipe qui m’a donné un avis favorable : c’était le FC Nantes, le meilleur centre de formation de l’époque. J’étais milieu offensif et à l’âge de 16 ans, mes caractéristiques sportives ont évolué. J’ai grandi, j’allais moins vite et du coup on m’a replacé en milieu défensif.

Comment avez-vous vécu cette coupure avec la famille ?

Je suis parti assez tôt à l’âge de 13 ans, j’ai intégré un centre de formation du FC Nantes en sport étude de 13 à 17 ans. Mes parents m’ont toujours soutenu, toute la famille, les tantes, les cousins, cousines etc… J’avais de nouvelles régulièrement et ils venaient me voir dès qu’ils pouvaient.

Après le FC Nantes ?

Je n’ai pas été conservé au centre, je suis retourné en région parisienne, j’ai joué à Créteil et entretemps, j’ai fait des études, passé mon BTS. Ensuite, je suis retourné dans le foot. J’ai évolué en DH à Hyères, puis Toulouse Rodéo, Multhouse, Villefranche/Saône, Martigues et Le Pontet. J’ai aussi fait une saison en Espagne, à Lucena cette expérience m’a fait grandir, c’était difficile à vivre, il y avait la barrière de la langue et une autre culture. Le coach ne me parlait pas on va dire qu’il n’avait pas trop d’atomes crochus avec les gens de couleur, même marcher dans la ville sentir les regards se poser sur toi ça fait bizarre. Mais je ne retiens que le positif de ce passage. Par contre, en France je n’ai jamais eu de problèmes. Après Cholet et la montée en CFA2 avec un 16ème de finale de Coupe de France, cette année je joue à l’ACFC Angoulême.

Votre vision sur le foot outremer ?

Il y a énormément d’originaires des îles, c’est une fierté. Il faudra former davantage les joueurs qui sont en Outremer, les faire intégrer très jeunes les structures professionnelles dans l’hexagone, même si à la base il y a beaucoup de talents bruts ce qui ne suffit pas. Il faut les façonner et leur faire acquérir un état d’esprit avec un personnel qualifié pour progresser. J’espère qu’à l’avenir il y a aura davantage de joueurs.

Martial 80 millions d’euros, qu’en pensez-vous?

J’ai joué contre lui à Lyon, il avait 16 ans il était en CFA, on ne voyait que lui sur le terrain, on a perdu 1-0 c’est lui qui marque, ce sera un très grand comme Thierry Henry, ce genre d’attaquants. Qu’il soit à Manchester c’est logique. Ca a été soudain c’est tout, on n’évoquait pas son transfert. Les 80 millions il les vaudra un jour.

L’avenir ?

J’ai 29 ans, le monde professionnel ligue 2, ligue 1 pour moi c’est fini. J’ai cependant toujours gagné ma vie grâce au football. Je veux faire profiter de mon expérience aux jeunes, avoir le rôle de grand frère. Avec Angoulême, il y a un projet de reconversion en continuant le foot. Je passe des entretiens j’espère passer les diplômes pour être coach.

Un message aux jeunes ultramarins ?

Dans le foot, tout est possible, travail et rigueur sont les maîtres mots. Ne jamais baisser les bras. On peut tomber sur un agent ou un entraineur qui vous apprécie particulièrement et là, le succès vous tend les bras.

H.J

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