Culture

Katherine Johnson l’ordinateur humain de la NASA a 100 ans

C’est l’histoire d’une femme noire indispensable aux hommes blancs dans l’Amérique des années 60. Katherine Johnson, surnommée « l’ordinateur humain », récompensée de la Médaille de la Liberté des mains du président Obama pour son travail à la NASA vient de fêter ses 100 ans. Sa vie a été adaptée au cinéma dans Les Figures de l’Ombre.

 

Née en 1918 en Virginie Occidentale, Katherine Coleman connaît les affres de la ségrégation. Surdouée en calcul et en mathématiques, elle obtient son high-school diplôme à 14 ans et intègre l’université d’État de Virginie Occidentale, réservée aux étudiants noirs.

En 1937, à seulement 18 ans, elle devient enseignante. C’est le seul emploi accessible pour une femme noire diplômée. Elle fonde une famille avec son mari, James Goble et aura trois filles Constance, Joylette et Katherine. Elle mène alors une vie de femme au foyer. Mais James Goble atteint d’un cancer, elle est obligée de se mettre à la recherche d’un travail.

La NACA, ancêtre de la NASA publie une annonce dans le journal noir de la ville, pour recruter des enseignantes en maths.  Katherine Johnson postule et devient petite main d’opérations dans un groupe de femmes, les « ordinateurs avec des jupes ». Leur travail principal consiste à lire les données des boîtes noires d’avions et d’autres travaux de sous-traitance.

Les connaissances de Katherine en géométrie analytique et ses extraordinaires capacités de calcul lui permettent de devenir progressivement la rérence pour les estimations de trajectoires : elle est de plein pied dans l’aventure spatiale, Alan Shepard 1er Américain dans l’espace en 1961, John Glenn 1er Américain en orbite autour de la Terre en 1962.

L’objectif Lune avant la fin de la décennie de Kennedy place la NASA au coeur de la stratégie américaine. Elle travaille aux missions Apollo, Apollo 11 sur la Lune en 1969, chargée spécifiquement du retour sur terre et la mission de sauvetage d’Apollo 13.

A 100 ans, Katherine devenue Johnson suite à son mariage avec le lieutenant-colonel James A. Johnson reste une femme modeste à l’esprit cartésien :  «J’ai juste fait mon travail. La Nasa avait un problème et j’avais la solution.»

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