Culture

KANOAS : UN SUCCÈS QUI EN RÉCLAME D’AUTRES

Le festival KANOAS s’est déroulé les 24, 25 et 26 septembre à Vitry sur Seine parcourant une Caraïbe de rythme, de danse et livrant des merveilles poétiques à l’instar des actants de « Noir de boue et d’obus ».

A l’entrée de la Gare au théâtre un amoncellement de valises de voyageurs du passé indique au visiteur qu’il embarque dans une aventure au-delà des limites et des frontières. D’Igo Drané faisant l’ouverture de ce festival à Pawol Chouchoune en clôture, les artistes sautent d’île en île développant le plaisir de l’ailleurs et de la découverte par le jeu de la poésie, d’incantations et de sonorités, le kanoa mythique embarcation des Arawaks amarré à quelques encablures des rails.

« Théodora » de Syto Cavé restitue l’ambiance de terreur sous le régime Duvalieriste dans une société bourgeoise sclérosée tentant d’étouffer toute émergence de vie, Theodora condamnée pour avoir fauté, le catholicisme confronté aux divinités afro-caraïbes.

Chantal Loial avec « Noir de boue et d’obus » évoque la 1ère guerre mondiale dans l’est de la France où français, tirailleurs sénégalais, volontaires antillais unis dans la peur de la mort s’échappent de l’enfer par la danse et leurs traditions. Les quatre interprètes Delphine Balchacou, Mariame Diedhiou, Alseye Ndao, Julie Sicher créent un ensemble ou par des solos marquent leur singularité.

« Pawol a ko, Pawol a Ka » de Max Diakok accompagné par les percussionnistes Robert Collinet et Dominique Tauliaut est un voyage initiatique aux confins de nos mémoires créoles dans une quête d’espace. Le corps passant de l’équilibre au déséquilibre tour à tour se désarticule, s’affaisse, se redresse, cherchant à libérer les tensions accumulées.

Pawol Chouchoune, la version haïtienne des Monologues du vagin est un plaidoyer pour celui dont les femmes ont du mal à nommer le nom : V vagin. Le sexe féminin prend la parole et ne veut plus se laisser raconter par les hommes.

Le président Jean Michel Martial remerciait tous les participants : comédiens, techniciens, spectateurs à la réussite de ce premier Festival se donnant comme objectif de créer en île de France un temps dédié à l’expression des Arts vivants de la Caraïbe, offrir un espace favorisant le croisement des arts et créer du lien social par le théâtre. Kanoas 1 est mort, vive Kanoas 2  qui doit bénéficier d’un soutien plus important des collectivités.

Des lectures de An tan révolisyon de Maryse Condé

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