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KA FRATERNITE : LES COMPLICES DU TAMBOUR

Un soir de répétition à Bussy Saint Georges. Dans une salle, une collection impressionnante de tambours, de chachas et une presse. On entend des bruits des pas cadencés de l’autre pièce. L’équipe dirigeante elle, prépare le lewoz de l’association du 6 novembre que le Président nous présente.

Je suis Pascal Laquitaine dit Pako de Basse Terre plus précisément de Baillif. Pour introduire l’association je dirai que petit j’étais carnavalier, je suivais Vokoum. L’association Ka Fraternité existe depuis plus de 15 ans mais sa déclaration officielle date de 2000. C’est ma 3ème année en tant que président. Nous essayons de perpétuer ce que l’on m’a appris : promouvoir la culture antillaise, promouvoir le gwo ka, le gwo siwo, je crois bien que nous sommes les seuls à le faire en ile de France et participer le plus que possible aux évènements où nous nous sentons concernés.

Parle nous du lewoz du 6 novembre.

C’est notre manifestation annuelle : le lewoz de Ka fraternité. D’année en année ca ramène de plus en plus de monde. Recevoir, mettre tout le monde à l’aise tel est notre objectif, avec des pointures qui viennent. Ce n’est pas évident de les faire se déplacer mais comme je dis souvent : sé on lan main ka lavé lot. Si tu sais te rendre disponible, tu trouves des gens qui te rendent la pareille. En matière de cuisine, il y aura sur place une soupe, poulet boucané, riz haricots rouges et bokit. Des exposants seront présents aussi avec des stands à leur disposition. Je précise que les enfants sont les bienvenus.

Votre salle est-elle appropriée pour ce genre de manifestation ?

Oui, c’est notre lieu de répétition aussi, notre fief. On a fait les démarches après de la mairie qui sait que nous irons jusqu’à l’aube. Le parking est un plus. Avec le flux, on espère en restant modeste entre 200 et 300 personnes.

Beaucoup de gens se plaignent de la nouvelle tendance où chacun se prend pour un maître Ka. Ton avis ?

Je prendrai un exemple : il n’y a pas si longtemps  que je suis dans le tambour. Cela correspond à mon entrée à Ka frat. Mon mentor, Mr Philippe Brunet a été patient et m’a accompagné pas à pas. Mais je pense que c’est pareil dans un travail. Ou pé pa rivé kon sa èvè tanbou aw é di ou kay joué ! Il faut être patient, il y a des paliers, des marches à escalader crescendo.

Dans beaucoup de lewoz, on retrouve un coté mystique. Est ce le cas chez vous ?

Nous avons des rituels. Nous faisons un décor pour être dans l’ambiance, généralement une case avec la photo de vélo, des chachas, des tambours, des feuilles, légumes pays. Notre monteur c’est Ti zoreil, nous avons des rituels et nous passons avec de l’encens dans toute la salle. Pourquoi ? Le lewoz a une dimension spirituelle, ça vous prend par les tripes. C’est le souvenir des ancêtres.

J’ai défilé avec Mas a Congo et il y a toujours eu de l’encens. Par rapport à la tradition, je pense que le rituel t’implique, te transporte et te donne des responsabilités. C’est le respect des anciens, de ceux qui ont joué avant toi.

A partir de 21 h salle Maurice Koehl à Bussy Saint Georges 77600

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