Société

José Althey : Nous cherchions de la visibilité

On le voit un peu partout. José Althey de Montchappé est un de ces hommes incontournables de la communauté. Son rôle reste cependant assez flou pour le public. Faisons connaissance.

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97L : Pouvez-vous vous présenter ?

Je préside la délégation du CREFOM 93 et accessoirement j’ai été ancien directeur de cabinet pour la délégation interministérielle à l’égalité des chances des français des Outre-mer. Professionnellement j’ai été directeur d’un groupe La Poste. Je suis originaire de Trois Rivières en Guadeloupe. Je continue à avoir cet œil sur ma région que j’aime énormément et j’essaie d’apporter ma force pour que les choses puissent aller mieux.

97L : Le CREFOM 93 est très actif.

Le Président Karam nous avait demandé une visibilité afin que le CREFOM soit connu. Nous devions rencontrer les personnalités de la Seine Saint Denis. Il y avait un doute sur mes capacités à mener à bien cette mission et je crois que nous l’avons fait au delà de nos espérances. On a rencontré les plus hautes instances, le directeur de la sécurité, le Préfet, les élus au Sénat, à l’Assemblée Nationale, de gauche comme de droite : l’idée était de faire connaître les actions que nous menons et obtenir le soutien des maires.

97L : Si j’habite dans le 93, que me proposez-vous ?

Je vais vous donner un exemple récent. Un ultramarin m’interpelle pour des difficultés dans l’obtention par son épouse de son congé bonifié. On lui a expliqué la procédure administrative à suivre, mais nous poursuivons le travail entamé et si cela n’aboutit pas nous interviendrons sur la base de 3 critères sur 5 demandés. De manière générale, il faut savoir que si vous avez déjà eu un congé bonifié il n’y a aucune raison qu’on vous le refuse.

On a mis en place une permanence avec la mairie de Saint Denis. On a un local au 19 rue de la Boucherie où on reçoit nos compatriotes pour toutes leuss problématiques. Des commissions ont été mises en place : mémoire de l’esclavage avec des actions à Pierrefitte et à Saint-Denis, une commission sociale avec psychologue et sociologue. En un mot, vous avez un souci on peut intervenir quitte ensuite à vous aiguiller vers des spécialistes.

Nos amis Jean Pierre Passe-Coutrin et Philippe Lutaire ont disparu. On savait qui appeler pour obtenir un local. Notre objectif : dans chaque mairie mettre à disposition une salle pour les veillées. Moi j’habite à Neuilly sur Marne. Ce qui serait souhaitable c’est que je puisse organiser dans ma commune un rassemblement en cas d’évènement douloureux.

97L : Avez-vous des moyens financiers ?

Il n’y a rien à cacher. On sait que le CREFOM national n’a pas beaucoup d’argent. On a organisé la fête de la musique sur l’esplanade du stade de Stade. La manifestation a coûté près de 10 000 euros. Le national nous a octroyé 2 500, il a fallu financer le reste. On a travaillé comme une entreprise : ce sont les stands qui ont payé la différence.

On mène les actions avec nos propres moyens et avec des partenaires : Georges Merlot patron du hand dans le département et ancien maire adjoint a des connexions et nous permet de faire avancer les choses. J’aurais aimé que le CREFOM National puisse nous permettre de mener des actions plus ambitieuses.

Patrick Karam a bien compris l’enjeu et a entendu le message. Nous cherchons à avoir notre indépendance financière, avoir le contrôle de nos adhérents quitte à reverser une part au national. C’est l’une de nos fiches actions sur cette thématique. C’est nécessaire pour notre survie.

97L : Vous aviez postulé pour le poste de délégué interministériel. Pourquoi ?

Je crois qu’on était 3 au départ : un ami qui s’est vite désisté, Angèle Louviers et moi-même. Angèle et moi avions proposé un binôme à la ministre des Outre-mer. Cette option n’a pas été retenue. J’ai cru comprendre qu’elle n’était pas trop favorable à la nomination actuelle. Ceci dit je n’ai rien contre lui. C’est un homme brave, honnête, qui a la volonté de bien faire.  A sa place, j’aurais accepté. Après, ce que j’ai dit quand j’ai été reçu par Fréderic Potier, le conseiller de Valls : quel est l’intérêt d’un people à ce poste ? Je suis assez dubitatif sur l’apport en termes de visibilité.

De plus la délégation a besoin de moyens. Mormeck est-il capable de trouver des partenaires ? Mais soyons justes : son vrai boulot est de mener des actions et de définir des objectifs. La délégation doit avoir un budget conséquent. D’où la nécessité de nouer des contacts. A lui de faire ses preuves et d’être combatif. Vous voyez : je ne suis pas dans l’aigreur. Je cherche à être constructif dans l’intérêt de la communauté.

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