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Jessika Rosun : jeune, jolie, championne de javelot… et harcelée

Elle est jeune, jolie, championne sportive et fait la fierté de l’ile Maurice. Elle est depuis quelques jours au coeur d’un scandale politico-sportif apres avoir porté plainte pour harcèlement sexuel contre le chef de la délégation mauricienne.

La lanceuse de javelot Jessika Rosun a déclaré à la police australienne que le jour de son arrivée au village des Jeux du Commonwealth à Gold Coast en Australie, Kaysee Teeroovengadum lui aurait fait des commentaires à caractère sexuel en constatant que la fermeture éclair de sa jupe était cassée.

Quelques jours plus tard, lors de la photo-souvenir de la délégation, le chef de mission de Maurice aurait posé sa main sur la hanche avant de se livrer à des attouchements.

Apres s’être confiée au manager, une réunion a lieu avec le président du Comité olympique mauricien, Philippe Hao Thyn Voon, oú les deux protagonistes sont entendus chacun leur tour. Kaysee Teeroovengadum réfute tout idée d’harcèlement mais s’est quand même excusé.

L’affaire, parvenue aux oreilles de la presse mauricienne a provoqué un emballement médiatique et le gouvernement a du s’en expliquer. La ministre de l’Égalité du genre, Roubina Jadoo-Jaunbocus a declaré vouloir offrir à l’athlète un soutien psychologique, demandant au ministère des Sports de tenir Kaysee Teeroovengadum éloigné de Jessika Rosun.

Jessika, elle se serait bien passé de cette polémique : « Je suis triste de la tournure des événements. J’ai dit quelque chose qui n’aurait pas du être ébruité de la sorte. Et je ne comprends toujours pas comment cela ait pu se produire. Je suis extrêmement fatiguée avec tout cela. Je me sens étouffée, impossible de me concentrer sur la compétition à venir. J’ai expliqué tout ce qui s’est passé au comité parce qu’il voulait entendre ma version des faits. C’est à eux de prendre maintenant la décision qui s’impose. »

Le présumé agresseur lui joue la carte de la solidarité : « Je continuerai à rester et travailler au Village. Ce n’est pas parce que je ne suis plus chef de mission que je ne donnerais pas tout mon support à Richard Papie et toute l’équipe, surtout le président ».

La police australienne, prenant ces accusations très au sérieux, poursuit ses investigations.

 

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Joël DIN

Joël DIN

1 Comment

  1. pierre
    avril 6, 2018 at 00:42 — Répondre

    Le harcelement sexuel est terrible et penible a supporter et je comprend la loi
    Mais le harcelement n’est pas que sexuel.
    Dans le cas actuel je pense que maintenant il serait temps de separer les hommes des femmes car la nature humaine est ainsi faite et elle produit rarement quelque chose de bon en sachant que les interdits ne font qu’accroitre le probleme chez les primates que nous sommes. stérilisons les agresseurs sexuels ca les calmera et en meme temps ca reglera le probleme de la surpopulation

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