Société

Jean Morandais : la France c’est nous, soyons la France

Quelques jours après le buzz provoqué par sa déclaration d’intention de candidature à l’élection présidentielle, nous avons rencontré Jean Morandais.

97L : Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Plus optimiste qu’avant. J’ai vu l’intérêt suscité par ma candidature surtout en Guadeloupe. Je suis hyper motivé et je ferai tout pour aller jusqu’au bout.

97L: Les retombées de votre voyage en Guadeloupe ?

J’ai ressenti un grand élan communautaire. J’espérais faire mon entrée en campagne en Guadeloupe ça n’a pas été possible. Apres ma déclaration de candidature, j’avais besoin de retourner dans ma base et de partager avec les miens.

97L : Votre objectif est-il vraiment les présidentielles avec l’écueil des 500 signatures ?

Ma candidature est un acte militant. On sait la difficulté d’exister en dehors des partis politiques. Je pourrais me présenter uniquement aux législatives mais je pense qu’il vaut mieux viser le sommet plutôt que de gravir les marches l’une après l’autre.

Pour les 500 signatures venant de 30 départements différents, je ne multiplierai pas mes déplacements. Cela ne sert à rien de faire du porte à porte. Je ferai appel aux grands partis, car si les grands ne décident pas que vous aurez vos signatures, c’est impossible.

97L: Votre candidature est-elle destinée aux Outre-mer ?

Non du tout. Ce sont les élections présidentielles. Je veux m’adresser à l’ensemble de la Nation. Je défends la France.

Nous ne sommes pas assez nationalistes. Je veux changer notre manière de penser, développer l’idée du bien commun la France. Les Outre-mer sont bien sur inclus dans l’ensemble français.

97L : Pour une campagne politique, il faut des locaux, se déplacer un peu partout, être disponible. En avez-vous les moyens ?

J’ai de la chance, je peux voyager facilement. J’ai des proches qui me soutiennent. J’ai un QG en préparation et bientôt disponible avec une structure et une organisation bien en place.

Et cela fait bien longtemps que j’ai commencé ma campagne. Mon travail je l’ai mis en suspens depuis 4 ans en rencontrant des énarques, des enseignants, des polytechniciens qui dénoncent le système. Les gens sont là pour vivre sur le dos des français uniquement par le levier de l’imposition.

J’ai mis de coté ma structure, je me suis mis en tant que bénévole et cela coïncidait avec la naissance de ma fille. Je suis là tous les jours pour l’éduquer et je poursuis ma mission politique en parallèle.

97L : Finalement c’est plus un appel au peuple qu’à des signatures que vous lancez.

Tout à fait. Ce que je demande c’est un soutien financier Je fais un appel au peuple pour soutenir un jeune venant des Outre-mer et faisant partie de la diversité. Il est temps que la politique française reflète la diversité culturelle de ce pays.

97L : Vos propositions économiques ?

C’est bien simple. Nous sommes sous une constitution qui a plus de 40 ans. A chaque fois que la France a besoin d’argent, on tape sur le peuple, on fait fonctionner le levier de l’imposition, la taxation. Il ne faut pas oublier que la TVA est une invention française, tout le monde nous l’envie car tout le monde la paye. Mais aujourd’hui, avec toutes les technologies mises en place, pourquoi l’Etat ne veut pas gagner de l’argent ? D’où mon slogan : La France c’est nous, soyons la France.

Le championnat d’Europe en France a rapporté 1 milliard deux cent millions diversification comprises. J’ai une solution qui peut permet de faire rentrer 6 milliards d’euros en améliorant le quotidien des français et relançant la filière du bâtiment : mise en chantier de 1 million de logements dont l’Etat serait directement le propriétaire. Il faut arrêter de penser que des que l’état a besoin d’argent, il faut recourir à l’impôt.

97L : Où vous situez-vous au niveau politique ? Ni droite, ni gauche, ni centre ?

Français. Il y a un manque de nationalisme ici. Quand vous allez aux États-Unis, vous voyez des drapeaux partout. Chez nous, malgré notre melting-pot, il n’y pas la fierté d’être français.

97L : Pour finir, ne faut-il pas être un peu fou pour se lancer dans une telle aventure ?

Savez-vous quelle réponse donnait Gandhi à la question « quelle est la meilleure protection ? » : l’optimisme.

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