Société

Jean Jacques-Gustave : La mobilité c’est aussi revenir chez soi

Jean Basseres, directeur général de Pôle Emploi et Florus Nestar, directeur général de LADOM étaient reçus le 21 juillet par la ministre des Outre-mer afin de signer un accord-cadre pour les demandeurs d’emploi ultramarins, les deux opérateurs ambitionnant de leur faciliter l’accès aux formations professionnelles en mobilité.

signature convention 2

Jean Jacques-Gustave

Jean Jacques-Gustave directeur Régional de Pôle Emploi en Guadeloupe présent à l’occasion, a répondu à nos questions.

97L : Pourquoi cette signature au ministère ?

C’est un accord triennal qu’on renouvelle. Son renouvellement est particulier car il correspond à une refondation à Pole Emploi et la modernisation de nos services, un changement à LADOM aussi avec son nouveau Directeur Général et avec la présence de la Ministre des Outre-Mer puisqu’aujourd’hui l’Etat est le patron de LADOM.

97L : Quel est le plus apporté ?

Concernant nos rapports avec LADOM, c’est la formation et la mobilité qui sont visés bien que ce ne soit pas une fin en soi. Nous recherchons dans nos efforts concertés le retour à l’emploi pour le maximum de personnes. Pour différentes raisons les gens ont besoin d’être mobiles soit pour se former et revenir soit pour se former tout court. Les formations, compléments de formation et parcours de formation sollicitent différents partenaires.

97L : Pouvez-vous nous citer un exemple ?

En 2014-2015 en Guadeloupe on nous a sollicité pour des bouchers-désosseurs. Nous avons fait venir des jeunes dans le 12ème à l’Ecole Supérieure de Viande. On a pu sélectionner ces jeunes pour une formation pratique de 4 mois. Sur 12 plusieurs n’étaient jamais venus dans l’hexagone. Il a fallu les motiver, en repêcher certains à Chatelet… Ils sont ensuite revenus en Guadeloupe en formation en alternance dans différentes entreprises pour repartir de nouveau pour une formation théorique. A chaque fois LADOM a financé le billet, a financé ce qu’on appelle l’aide au séjour, Pole Emploi a financé la mobilité : certains repas, certains déplacements. On a mis en place tous nos efforts pour parvenir à présenter en juin 2016 8 jeunes au CQP Certificat Qualification Professionnelle. Il y a de la déperdition c’est vrai depuis octobre 2014, mais 6 jeunes ont réussi leur examen et les 8 ont de véritables contrats de travail dans la grande distribution ou chez des artisans bouchers. Tous possèdent la compétence professionnelle, le bagage technique dans un métier très demandé.

97L : Pour ceux vivant dans l’hexagone, le retour au pays est-il possible ?

Tout à fait ! La mobilité ce n’est pas seulement partir, c’est aussi revenir chez soi. Quelqu’un qui a travaillé 10 ans dans l’hexagone et qui souhaite revenir, nous devons être là pour l’accompagner à travers des démarches d’insertion, de formation, de financement de son retour et d’intégration. Notre politique c’est de nous intéresser à l’individu, à sa problématique. Le très diplômé et le non qualifié sont handicapés de façon différente. Pôle Emploi tout seul n’est rien : nous sommes associés aux entreprises et c’est notre connaissance de leurs besoins qui nous rend forts. Le chômage frappe particulièrement les jeunes et les femmes mais nous nous concentrons sur le niveau de difficulté rencontré par la personne en face de nous et les solutions qu’on peut construire avec nos partenaires pour les aider.

 

 

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