Société

Jamila Sealy ambassadrice de la Caraïbe pour l’environnement

Jamila Sealy , une jeune Barbadienne présidente du Réseau des jeunes des Caraïbes pour l’ Environnement (CYEN) organisait à la Barbade une consultation citoyenne sur les changements climatique le 6 juin comme dans 80 autres pays.

10.000 citoyens du monde répartis sur 5 continents, ont donné leur avis sur la manière dont il faut s’attaquer au changement climatique. Une conférence de presse à Paris lundi 8 juin en présentait les premières conclusions. Dans chaque site participant, un panel représentatif de la population, répondait à une trentaine de questions, dont les réponses alimenteront un rapport présenté dès le 10 juin aux négociateurs internationaux réunis à Bonn.

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Cette consultation menée par le Danish Board of Technology avec le soutien de la France qui organisera en Novembre la 21e Conférence des Parties ou COP21 verra ses résultats visibles dans le monde entier. Les résultats locaux de la consultation seront également présentés aux décideurs politiques dans le but de faire face au changement climatique et pour mettre en avant la nécessité de la transition énergétique.

Jamila, ambassadrice des Caraïbes a participé il y a deux mois à une Assemblée préparatoire en Tunisie. Elle fait partie d’une équipe mondiale de dix-huit membres engagés dans des campagnes d’information sur les conséquences des dérèglements climatiques. Au Parkinson Ressources Center, elle ciblait prioritairement les jeunes : « Nous devons prendre soin de nos ressources naturelles … Les déchets sont un problème croissant à la Barbade  » dit-elle. « Nous avons vraiment besoin de prendre du temps pour éduquer et sensibiliser la population sur les changements climatiques » déplorant le fait que certains trouvent son action louable mais lui conseillent de s’intéresser aux vrais problèmes des Barbadiens : le chômage, l’insécurité…

« Nous serions les premiers à être touchés, en raison de notre taille. Nous avons des quantités limitées de terre, d’eau et de nourriture. Nous importons du pétrole. Donc, si quelque chose se passe dans un pays pétrolier ou agricole, nous serions dans un état de vulnérabilité. Nous sommes également vulnérables aux cyclones et aux tremblements de terre « .

« A la Barbade, nous sommes une société réactive. Quand quelque chose arrive, nous attendons de voir comment nous pourrons faire face à la question comme pour les algues Sargasses. Maintenant nous tenterons d’amener les gens à être plus conscients ».

D’autres consultations seront organisées en Haïti, aux Bahamas, à la Grenade et au Guyana avant Novembre.

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