Littérature

J’AI RENCONTRÉ… Régine JASOR

Lydia PONCHATEAU : Régine JASOR vous êtes la directrice des Editions Jasor à Pointe-à-Pitre, indissociables de la Librairie qui porte le même nom. Racontez-nous la naisssance de la Librairie Générale Jasor.

Régine JASOR :  La librairie Générale Jasor est une entreprise familiale fondée par mon père, Hubert JASOR, en 1952, reprise par mon frère, du vivant de mon père, avant que je n’en devienne, moi-même, la directrice. La première librairie a été implantée à Pointe-à-Pitre. Puis mon père s’est tourné vers Jarry à une époque où tout n’était encore que marécage. Tout le monde l’a pris pour un fou, il n’empêche que la deuxième librairie voyait le jour. Sont ensuite venues celles de Basse-Terre et du Moule.

LP : Et comment sont nées les Editions Jasor ?

RJ : Le département édition a été créé en 1989. En 1995, il devient une entreprise à part entière : les Editions JASOR. Il s’agissait, pour nous, de promouvoir la culture guadeloupéenne et, plus généralement, la culture caribéenne. Les Editions répondent à une double demande : celle d’intellectuels guadeloupéens voulant  s’exprimer et porter à la connaissance du public leurs travaux et réflexions, et celle de lecteurs, à la recherche d’analyses et d’études leur permettant d’éclairer leur quête aiguë d’identité.

 

LP : Les Editions ont été restructurées en 1996. Elles réservent toujours une place privilégiée aux essais dans toutes les disciplines : sciences humaines (histoire, politique, littérature…), arts (danse, photographie, peinture, architecture…), mais elles s’ouvrent désormais à d’autres domaines, notamment la jeunesse. Quelle est la place qui est réservée à ces derniers ouvrages ?

RJ : Le secteur jeunesse a été créé en 1998, avec la publication du livre de Dany Bébel-Gisler, qui s’adressait pour la première fois à des enfants et qui s’intitulait « Grand-mère, ça commence où la Route de l’esclave ? ». Aujourd’hui, nous proposons des ouvrages en créoles, des histoires caribéennes, destinées à la fois aux enfants de la Guadeloupe, de la Martinique, d’Haïti, de la Jamaïque, de Saint-Domingue ou de n’importe où dans le monde. Nous privilégions les belles histoires qui parlent à l’imaginaire des enfants, qui leur permettent de se projeter, de rêver.

LP : Les Editions Jasor étaient présentes au dernier Salon du Livre. Le public a pu rencontrer ou découvrir des auteurs tels que Gisèle Pineau, Gerty Dambury, Ernest Pépin et votre tout dernier poulain, Quincy Gane. C’est la première fois qu’il publiait chez vous ?

RJ : Quincy Gane est un auteur qui s’adresse à la jeunesse. C’est la deuxième fois que nous travaillons avec lui. Son tout premier livre, « Le sourire de Manmzelle Lune » était à destination des enfants de 3 à 7 ans. Son second ouvrage, « L’incroyable aventure de Lucien le coiffeur » s’adresse, lui, à des enfants un peu plus âgés (jusqu’à la préadolescence). Ce sont deux magnifiques histoires pleines de poésie, d’enchantements qui ont reçu un accueil formidable auprès des enfants. D’ailleurs Quincy Gane sera en Guadeloupe le mois prochain pour rencontrer ses jeunes lecteurs.

 

La librairie JASOR, rappelons-le, se trouve à la rue Schœlcher à Pointe-à-Pitre, au centre d’affaires de Jarry, à Basse-Terre, cour Nolivos et au centre commercial du Moule.

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