Société

Indemnisation du préjudice moral des personnes exposées

A l’initiative du CRAN et de l’association VIVRE, lancement le vendredi 13 septembre d’une action collective conjointe pour demander l’indemnisation du préjudice moral des personnes exposées au chlordécone.

Tous les habitants de la Guadeloupe et de la Martinique et toute personne ayant résidé plus de 12 mois dans ces territoires depuis 1972 peuvent s’inscrire gratuitement pour recevoir une invitation personnalisée à participer à l’action.

Devant la disparition d’une partie des archives du Ministère de l’Agriculture relatives à l’autorisation de l’usage de ce pesticide organochloré aux Antilles entre 1972 et 1993, le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) et l’association VIVRE ont porté plainte auprès du procureur de la République de Paris, le 17 juillet 2019, pour déterminer à qui profite le crime.

Rappelons, que le chlordécone présente une triple caractéristique :

  • Il est doté d’une redoutable « rémanence » : il peut polluer l’ensemble de la biosphère tropicale et marine pendant plusieurs siècles et ;
  • Il est bioaccumulable : il s’accumule au fil de la chaine alimentaire ;
  • Il est cancérogène, perturbateur endocrinien, spermato-toxique et neurotoxique.

Le Chlordécone affecte plus de 90 % de la population antillaise, notamment en raison de la pollution permanente des eaux, de la faune et de la flore. C’est toute la chaine d’alimentation locale qui devient suspecte car il se cache dans les aliments de première nécessité. En effet, il est inodore et sans saveur, ce qui le rend indétectable pour le consommateur.

Devant cette situation inédite, rendue possible par le maintien de pratiques coloniales, le CRAN et VIVRE ont confié à Me Christophe LÈGUEVAQUES le soin de lancer une action collective conjointe permettant à chaque participant d’obtenir une indemnité de 15.000 € pour le préjudice moral résultant des fautes commises par l’Etat.

MySMARTcab.fr, plateforme d’actions collectives conjointes, coopératives et citoyennes, mettra en place le 13 septembre 2019 à midi  heure des Antilles un site dédié qui permettra de rejoindre l’action collective.

L’objectif est de réunir au moins 1.500 demandeurs en Guadeloupe et 1.500 demandeurs en Martinique, sans oublier les membres de la diaspora.

Cette mobilisation citoyenne s’intègre dans le combat international de lutte contre les biocides et pour la reconnaissance des Réparations.

L’UNION FAIT LA FORCE
SÉ TÈT KOLÉ É ANSANM ANSANM NOU KÉ GANNYÉ !

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