Culture

HAUTE TAILLE & QUADRILLE A ARGENTEUIL

L’association MADI&KERA rassemblait dimanche passé un joli monde au festival de la Haute Taille et du Quadrille dans la salle Jean Vilar à Argenteuil.

Un après-midi chaleureux où l’accueil des dames en « Gran Rob’ », en «Rob’ Ti cô », en jupon et corsage brodés et autre style de costumes des Antilles, donnait déjà le ton de la cadence dans cette manifestation.

Autant en couleurs qu’en musique du bassin caribéen, ces nombreux habits assortis de têtes élégantes se déplacent avec le balancement de hanches bien connu de la femme antillaise, à travers la salle où des tables réparties en cercle reçoivent les invités d’un dimanche après-midi.

Après les remerciements envers le Ministère des Outre-Mer, les associations, les différents partenaires, les adhérents et bénévoles, un hommage au grand maître commandeur Stéphane Coquillasse disparu récemment qui devait participer à la manifesation.

Danses traditionnelles, la haute-taille pratiquée en Martinique se différencie ou se reconnaît du quadrille de la Guadeloupe par le jeu des partenaires. En effet, Les Messieurs de la haute-taille ont un jeu beaucoup plus poussé alors que les Dames du quadrille l’ont davantage dans la danse. Toutes deux, danses à commandement, elles sont accompagnées de musiciens équipés de guitare, ti bwa, siac, accordéon, chacha, tambourin et voix.

« Loisirs et Tradition » de la Martinique démarre le spectacle sur la cadence de la haute taille qui sera suivi d’un groupe métropolitain du Val d’Oise où se mêle quadrille, valse et polka dans un  style de musique et de costume des années 1900…

Et puis, un grand bravo à ces  enfants d’Aubervilliers qui dansent la biguine avec grâce sous une pluie d’applaudissement ! Très appréciés du public, ces « négropolitains » âgés de 7 à 10 ans manipulant  leur parapluie en avant du rythme, laissent tomber celui-ci sous la voix d’une commandeuse qui leur annonce la mise au pas du quadrille. Le pari de Nita Alphonso de les faire monter sur scène est réussi.

Dans toute cette ambiance bon enfant, les odeurs des accras du coin-bar chatouillent les narines et attirent les va-et-vient discrets de ceux qui dégustent bien installés  le bon planteur, les succulents gâteaux au coco des îles, sans compter les jus, le rhum et bien d’autres bonnes choses humm ! Ça sent bon les Antilles !

Quatre filles de Madin’Kera  de Sarcelles se défoulent maintenant sur la scène : ouaille  maman ! C’est chaud ! Les jupons dansent et volent ! Les corps se balancent sous ce mélange de biguine – haute-taille de Malavoi pour donner la place  au groupe Cœur des Antilles qui calme le jeu avec une valse en entrée et un quadrille à 10 figures. Danse de princesse, le quadrille tout comme la haute-taille fait partie des danses détente, où ressortent la délicatesse, l’élégance et le respect avec les différents signes de la politesse.

En tout cas, la chaleur d’Amélia totoblo ce dimanche après-midi  n’a pas dérogé à la règle de l’ambiance à la salle Jean Vilar !

A la wouli woula !

Joseth SYMPHOR

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