Culture

Harry Roselmack : On est dans une société où chacun se replie sur soi.

Tout ce qu’il touche se transforme en or. C’est pourtant un énorme risque qu’il prend en se lançant dans un nouveau projet le Cinéma avec « Fractures le film » non financé par le Centre National du Cinéma CNC.

@97land

Mardi 6 novembre, Harry Roselmack était présent sur le plateau de Yann Barthes dans Quotidien pour evoquer la sortie de son oeuvre Fractures le 9 novembre en streaming et dont la première ligne écrite du scénario remonte à mai 2015 : une fiction qui traite de la radicalisation, du mal-être des minorités ethniques.

Fariha (Alexandre Naoum) est une escort-girl qui assume ses choix. La précarité et les violences subies dans son enfance l’ont rendue matérialiste et cynique. Elle n’attend rien des autres. Youssouf ( Benoit Rabillé) lui a comblé sa frustration et son vide intérieur en adoptant une idéologie violente et destructrice qui arbore le vernis d’une religion. Il a un projet terroriste. Ces deux français, à la vision du monde opposée, se rendent à une même soirée. Une équation complexe va les réunir dans une pièce, coincés, à la merci l’un de l’autre. Parviendront-ils à se trouver au-delà de leurs différences ?

Pourquoi Fractures ? « J’ai écrit une histoire nourrie de mes documentaires, qui m’ont permis de rencontrer des personnes très différentes, qui vivent en France, qui cohabitent et qui se jugent sans vraiment se connaître ». « Le dialogue créé du lien. On est dans une société où chacun se replie sur soi. J’ai écrit cette histoire pour que l’on se rende compte qu’en dialoguant, en échangeant avec les autres, on ouvre une porte à la compréhension de l’autre ».

La fiction au budget de 1,5 million d’euros est financée par la collectivité territoriale de Martinique et co-produit par BSP Pictures. Elle a reçu la mention spéciale du jury du Chelsea Film festival.

Premier noir à présenter le journal de 20 h sur TF1 la chaîne la plus suivie d’Europe à l’été 2006, joker de Patrick Poivre d’Arvor puis de Laurence Ferrari, il évoque la fierté de ceux de sa communauté lors de ses rencontres. Une petite pique pour le Parisien qui avait souligné le lendemain de sa première prestation que « le journal était dans un français parfait ». Et nous de compléter par les propos de Barbara Gray, correspondante anglaise en France pour ITN-ITV.
« Je suis profondément choquée par les réactions françaises face à l’arrivée d’Harry Roselmack sur TF1. Je travaillais déjà pour ITV à Londres, en 1973, quand Trevor McDonald est arrivé à l’antenne. A l’époque, personne n’a été dérangé par sa couleur. Il était juste compétent. Pour moi, ce n’est pas normal qu’une société multiculturelle ait si peu de présentateurs autres que blancs alors qu’il y a beaucoup de personnes compétentes. »

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