Société

HARCELEMENT MORAL AUX ANTILLES ? LA POLICE ENVOYEE CHEZ UN EMPLOYE MUNICIPAL

HARCELEMENT MORAL ? LA POLICE  ENVOYEE CHEZ UN EMPLOYE MUNICIPAL POUR CONTROLER INSIDIEUSEMENT SON ARRET DE TRAVAIL

arret de travail

Une méthode dénuée de psychologie. Un prétexte pour savoir si l’employé est bien malade ? A qui voudrait-on faire croire le contraire?

Le prétexte évoqué « un pli urgent à signer » n’a rien de nouveau. C’est la même pratique depuis des décennies. Comme par hasard il y a toujours un pli à signer sans vous avertir, quand vous êtes en congé-maladie. Et l’erreur est là.

A l’heure où tout le monde possède un portable, rien n’est plus simple que d’appeler l’agent pour l’avertir et convenir avec lui la façon dont il aurait pu signer ce document si urgent ! Surtout si cet agent est en sortie libre signifiée par son médecin ! Et si l’agent n’est pas chez lui ? « A ce moment précis qu’on l’aurait appelé », dit-on. Et s’il habitait à 30, 50 km ? Et s’il était à l’hôpital ? Chez un spécialiste ? S’il était blessé à la main ? N’existe-t-il donc pas d’autres méthodes beaucoup plus intelligentes ? N’est-il pas plus rapide, plus simple et plus convenable de l’appeler que de déplacer des policiers ???

Cette visite préméditée prouve bien que l’on veut surprendre. Le prétexte de pli à signer ne tient donc pas la route.

Aujourd’hui, on pense bien qu’avec les consignes de la Sécurité Sociale, les médecins font très attention aux arrêts de travail et ils mettent en congé-maladie si c’est vraiment nécessaire ! Par conséquent, mettre un patient en arrêt avec sortie autorisée doit amener une analyse réflexive. Ce qui laisse penser que les gens ne savent pas toujours bien analyser et comprendre une situation ! Ils ne se rendent même pas comptent à quoi ils s’exposent en agissant de la sorte. Car selon l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984, le droit à congé maladie fait partie des droits et des obligations du fonctionnaire. C’est tout simplement bas, petit, mesquin, archaïque et même méchant. Quand on est dans le déni, on devient aveugle ! Comme si l’employé qui est en face  ne comprend pas le jeu… Il y a même des DGS qui appellent les médecins pour savoir pour quoi l’employé est en arrêt, prétextant ainsi n’importe quelle raison pour légitimer leur demande ! D’autres cautionnés par l’employeur pour faire des rondes autour de son lieu d’habitation pour surveiller ses sorties en mine de rien. Des collègues qui habitent le même immeuble, le même quartier  qui peuvent rapporter ce qu’ils veulent afin de vous nuire…  « Des bêtises ».

Certains employeurs, en particulier des collectivités, devraient faire très attention à ce genre de pratique qui risque de mettre leurs employés en situation de choc en plus de la raison pour laquelle ils sont en arrêt. A plus forte raison quand il s’agit d’un arrêt qui inclut des autorisations de sortie sans limitation d’heures. Ce genre d’arrêt appelle à la réflexion et non à la suspicion. Le rôle d’un responsable étant de faire preuve de psychologie et d’empathie par un entretien par exemple,  plutôt que de  se déchaîner sans motif valable… Ces employeurs devraient se conformer à l’article 2-1 du décret n°85-603 du 10 juin 1985 qui rappelle que « les autorités territoriales, en l’occurrence,  sont chargées de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité » Par ailleurs, il est même observé que certains employeurs devraient  surveiller mieux ce qui se passe sous leur nez car il y a paraît-il, beaucoup de laisser-aller au cœur même de l’institution que de chercher la petite bête à ceux qui n’en cherchent pas ! Supposons que l’employé ait été mis en congé par rapport à un choc émotif, voir la police devant sa porte, qui est souvent porteuse de mauvaises nouvelles dans notre système social, vient ajouter un deuxième choc. Les conséquences peuvent être graves !

Il est donc de bon augure d’arrêter de surveiller, d’arrêter de harceler mais de s’occuper plutôt de la carrière des agents qui sont bloqués abusivement dans une catégorie qu’ils ne méritent pas alors qu’ils travaillent consciencieusement, réussissent leurs examens et restent néanmoins respectueux envers leur hiérarchie en dépit de toute injustice professionnelle. Ils méritent bien mieux ! VRAIMENT !

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