Société

GWADLOUP TERRE de MINISTRES : MEN… FOUT NOU NI CHANS !

Depuis quelques temps, la Guadeloupe ne compte pas une seule semaine sans une visite ministérielle. Vous l’avez tous compris : Nou pa ni dlo, nou pa ni transpò, nou pa ni travay, nou pa ni lopital, lavi chè, timoun annou an lari-la, ayen pa kay, …

(Nous n’avons pas d’eau, pas de transports, pas de travail, pas d’hopital, la vie est chère, nos enfants sont désœuvrés, rien ne va)

Alòs, yo désidé ban nou minis maten, midi é swa pou di nou (alors on nous envoie des ministres pour que nous comprenions) : « Je ne vous laisserai pas tomber».

C’est donc au tour du ministre du travail de passer ovantratè isidan. Elle présidera une réunion du CREFOP spécialement convoquée pour elle mardi soir pour vendredi matin, suivant un ordre du jour non préparé, sans documentation et cela afin de faire le beau devant Madame la Ministre. On lè, fo nou arété fè jé pou yo pran NOU o séryé.
Elle doit également rencontrer élus, préfet et MEDEF afin de consolider le fameux plan jeunes, soit disant créateur d’emploi.

Pour rappel :

Cette convention a été négociée avec Mmes BOREL-LINCERTIN, PAU-LANGEVIN (Ministre des outre-mer) et MM. Victorin LUREL (député), Jacques BILLANT (préfet) et Bruno BLANDIN (président du MEDEF) ; et cela dans le plus grand secret car aucun syndicat ouvrier n’a eu connaissance de cette « négociation » ou plutôt de cette escroquerie.

Ce dispositif, entièrement financé et accompagné par l’Etat, le Conseil Régional et le Conseil Départemental, devait permettre le recrutement durable de jeunes MAIS SURTOUT en octroyant aux entreprises :
– Le financement de l’intégralité des charges par l’argent public, jusqu’à 2,5 fois le SMIC.
– La prise en charge totale par l’Etat et la Région de la formation des salariés;
– Le pilotage du dispositif qui est assuré par une structure « Initiative Guadeloupe » dirigé par le patronat.

L’employeur, quant à lui, n’a aucune obligation d’emploi pérenne. Il est libre d’embaucher qui il veut, pour la durée qu’il souhaite, suivant le salaire qu’il a déterminé, utilisant ainsi les travailleurs comme de véritables mouchoirs jetables. D’ailleurs, dans la convention, l’engagement du MEDEF se limite à « mobiliser les entreprises ».

Autrement dit, il n’y a aucune obligation pour les employeurs et pourtant il s’agit d’utilisation de fonds publics.
Dès lors, on comprend bien l’augmentation des licenciements de salariés ayant « anciens » pour embaucher des jeunes sous-payés, sans accords de branche, sans convention collective dans le but de réduire la masse salariale et de détruire les acquis sociaux. C’est ce permis de tuer que les ordonnances MACRON ont renforcé. MEDEF ka ri. I kontan.

L’UGTG REAFFIRME QU’IL S’AGIT D’UN DISPOSITIF DESTINE A FOURNIR AUX EMPLOYEURS UNE MAIN D’OEUVRE GRATUITE, LEUR PERMETTANT DE SE REMPLIR LES POCHES AVEC L’ARGENT PUBLIC, SUR LE DOS DES JEUNES CHOMEURS DE GUADELOUPE TOUT EN DETRUISANT LES ACQUIS SOCIAUX.

L’UGTG EXIGE LA MISE EN ŒUVRE D’UN VERITABLE PLAN D’URGENCE POUR L’EMPLOI ET LA FORMATION DES JEUNES TEL QUE DEFINI DANS LE PROTOCOLE LKP DU 04 MARS 2009 ;
LAS KOUYONNÉ NOU – RÈSPÈKTÉ GWADLOUPÉYEN!

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1 Comment

  1. décembre 15, 2017 at 21:13 — Répondre

    Le dialogue social est passé à la trappe dans ce jeu macabre au allure de chaise musical où les jeunes, nos jeunes, notre avenir sont des victimes colatérales à double titre.
    S’attaquer au racine du mal n’interesse pas nos chers protagonistes du moment. J’espère que tout ceci ne va pas se terminer en shotting, (en Guadeloupe il y a bcp d’arme) car si, effectivement, le dialogue est à ce point censuré, et que, grèves et blogages ne servent à rien.
    Attendons nous des faits de violance laborale armé comparable à celle que subisent trop de femmes, de jeunes dans une forme de quasi indifférence.
    Ok, on n’a les politiques que l’on mérite, mais franchement,
    on n’est en droit d’entre plus de géni de la part du patronat guadeloupéen .
    Du fait de cette idéologie de cloché, rien n’a changé depuis 1848.
    La méthode lynnch du diviser pour mieux régner fonctionne à toujours merveille!

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