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Guadeloupe : Le retour de Manman dlo

Quand le mythe rejoint la réalité. Manman dlo, notre vache de mer sacrée nichée au tréfonds de nos souvenirs se fait attendre dans la baie du Grand Cul-de-sac marin depuis bientôt 10 ans. A Blachon, on ne désespère pas et les Guadeloupéens sont invités à découvrir le centre d’élevage.

Le lamantin des Antilles, de la famille des Trichechidae était présent autour de la majorité des îles des Petites Antilles, et notamment jusqu’au début du XXè siècle dans le grand cul de sac marin dont il a aujourd’hui totalement disparu, victime d’une chasse débridée

Suite au projet de réimplantation de cet animal dans les eaux de Guadeloupe, avec plusieurs milliers d’hectares de plantes aquatiques à leur disposition « les vaches de mer » venues du Centre des mammifères aquatiques d’Itamaraca, au Brésil devraient s’y plaire.

@lettred'informartionjuin2013 James Chervreuil

@lettred’informartionjuin2013 James Chervreuil

Cependant, deux jours avant leur transfert en avril 2015 ses responsables ont invoqué des conditions de sécurité insuffisantes et demandé de différer le départ des animaux. En 2014 déjà, le voyage des lamantins brésiliens avait été ajourné… pour cause d’élections présidentielles.

En février 2016, le bassin d’élevage et de reproduction construit à leur intention reste vide. Loin de se lamenter, les responsables du Parc national poursuivent les discussions, négociations, recherche de partenariats. Avec le Brésil, partenaire de la première heure, et  les cinq lamantins promis. La Guyane, la Colombie, le Mexique pourraient également être pays donateurs.

Le groupe d’experts scientifiques chargé du suivi du projet s’est réuni à l’automne dernier sur le site de Blachon, pour envisager l’avenir et, par la même occasion, visiter les installations. Un bassin de 800 m2 environ (60 m de long par 7 m à 18 m de large), situé en fond de baie du Grand Cul-de-sac marin, a été creusé sur une parcelle terrestre littorale, d’une profondeur moyenne de deux mètres. Un local vétérinaire, les bâtiments administratifs sont d’ores et déjà prévus. Une équipe de sept personnes a été recrutée ; tout est fin prêt pour accueillir les premiers pensionnaires.

… Les premiers lamantins qui seront accueillis à Blachon ont vocation à se reproduire en captivité, avec la perspective de relâcher à terme leur descendance. De nouveaux individus viendront rapidement renforcer ce premier noyau ; une quinzaine d’animaux est nécessaire pour espérer constituer une population fondatrice. L’enclos d’élevage doit permettre aux lamantins de s’habituer aux conditions et variations du milieu, de s’y reproduire, d’allaiter et d’éduquer les jeunes naissants, et il doit préparer, une fois les petits sevrés, leur relâcher progressif dans le milieu naturel ; pour cela, un second enclos naturel est exclusivement dédié à la phase de pré-relâcher.

à l’aide de Nautisme.com

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