Société

GUADELOUPE: Après la salade niçoise, voilà la salade guadeloupéenne

A l’approche des élections régionales de décembre 2015, les hommes et les femmes qui prétendent solutionner nos problèmes en nous invitant à porter nos suffrages sur les listes ou ils sont succeptibles de figurer, commencent à se mettre en ordre de bataille afin d’y figurer en position éligible et de siéger à l’Hôtel de région si le quota de leur  liste leur offre cette possibilité.

Depuis quelques temps, on assiste à des manœuvres politiques où les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. On ne reviendra pas sur le cas Gillot/Lurel qui a déjà fait couler trop d’encre, mais gageons que l’élection de décembre passée, ils mangeront à la même table et trouveront bien des raisons pour refaire alliance dans le seul but de nous rendre la vie plus agréable. Que néni ! L’utopie ne peut pas être un argument politique, sauf à faire croire à l’électeur  qu’il est un pigeon qu’il faut plumer jusqu’à la dernière plume de sa queue, ou de lui faire prendre des vessies pour des lanternes.

Il ne me viendra jamais à l’esprit de dire que tous les hommes politiques sont des pourris : ce sont des hommes et femmes d’ailleurs, qui lorsqu’ils se lancent à l’assaut d’une mandature, ont plein de projets pour nous rendre la vie meilleure. Malheureusement, une fois élus, les projets s’envolent comme la brume de sable, emportés par le vent. L’élu n’est plus le candidat qui nous promettait monts et merveilles. Dès lors aux affaires, le discours change, et il n’est pas rare d’entendre dès que se présente la première petite difficulté : c’est la crise pour tout le monde, on ne peut pas faire de miracle, ou encore, l’Europe a baissé sur les subventions, et patati et patata. L’élu rentre dans le moule de l’élu, sorte de coquille vide où il se croit à l’abri, et ne fera de propositions concrètes qu’à la prochaine élection, promettant à nouveau les mêmes choses qu’il n’a pas réalisé pendant sa mandature. Et c’est là que les alliances d’hier deviennent gênantes et se détricotent sans l’once d’un remord.

Mais l’homme politique guadeloupéen n’a pas peur des scandales puisque de toute façon, il retourne sa veste au moindre souffle de vent et là, de politicien, il devient girouette, créant de facto une situation politique plutôt marrante pour ceux qui observent ses gesticulations et qui de toute évidence ne resteront que des gesticulations puisque, quant à avoir des idées, là c’est une autre paire de manches.

Rions un peu.

Cédric Cornet

Cédric Cornet

Le cas Cédric Cornet

Cédric Cornet qui a toujours combattu Victorin Lurel, même à une époque ou le président lui avait confié une mission  et qu’il n’avait pas pu mener à son terme, semble aujourd’hui faire allégeance au chef de l’exécutif régional. Pourtant, vent debout contre ce même Victorin Lurel par le passé, il jurait que s’il en restait un qui s’opposerait à l’homme fort  de la région, ce serait lui. Il avait certainement oublié que la grosseur de la carotte qui allait lui être tendue allait le faire changer d’avis. Hé oui, Cédric Cornet comme tout le monde à besoin de boire et de manger et  de se retrouver douzième vice-président de la région est une belle carotte sinon une belle promotion. Alors reniement total du passé, table rase des serments faits à ses supporters, et plongeon tête baissée dans la piscine politique de Victorin Lurel, voilà où en est le jeune Cornet aujourd’hui. Et même si quelques uns de ses compagnons et une grande partie des électeurs crient à la trahison aujourd’hui, bien debout dans ses bottes, il vogue sur la vague de l’ambition politique qui le conduira pense t-il à être calife à la place du calife. Il s’agit la d’un beau coup de pied à Jacques Gillot l’ami de trente ans, aujourd’hui accusé de tout ce qui ne va pas dans le département. Ce retournement de veste de Cédric Cornet est diversement apprécié par une partie de la population qui ne comprend pas les raisons de ce jeune qui très vite a compris que dans la politique seul comptait après tout l’intérêt personnel. Qui sont les fautifs ? Les électeurs sans doute. Lui déclare qu’il espère pouvoir travailler pour son pays avec cette nouvelle responsabilité. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Dernière minute: selon Guadeloupe première dans son édition du 29 juin, Cédric Cornet serait actuellement en garde à vue pour semble t’il une affaire de mœurs.

Marcelle Pierrot

Marcelle Pierrot

Le cas Marcelle Pierrot

Celle qui fût préfète de la Guadeloupe et qui le jour de son départ à la retraite avait dit être heureuse d’être déchargée de cette lourde responsabilité afin de profiter à 100% de sa famille, fait un retour sur les feux des projecteurs en apportant son soutien à Victorin Lurel pour les prochaines élections régionales. Sans doute s’agit-il d’un petit remerciement à celui qui fut à l’origine de sa mutation en Guadeloupe pour sa dernière mandature en tant que préfète. Certains appellent cela un retour d’ascenseur. Et pourquoi pas ? Madame Pierrot à certainement l’expérience pour siéger à la Région.

Le cas Max Mathiasin

Débarqué de son poste de premier secrétaire du parti socialiste guadeloupéen et désormais bête noire de Victorin Lurel, celui qui ne veut pas être le petit télégraphiste de l’ex ministre des outremers à crée son propre mouvement afin de porter son grain de sel dans la bataille politique qui s’annonce « sanglante » pour les mois qui viennent. Mais sur qui peut-il compter pour former son groupe ? Pour l’instant le bébé n’a pas encore de dent, il ne peut mordre personne. Mais Mathiasin ne se laissera certainement pas enfermer dans l’arrière-cour de la vie politique guadeloupéenne. Il saura certainement creuser les sillons du succès qui le moment venu, lui ouvriront les portes d’une mairie, ou plus encore si sa ténacité reste au beau fixe. Mais ça c’est une autre histoire.

Ary Chalus

Ary Chalus

Le cas Ary Chalus

Sans doute l’homme fort du moment, celui qui pourrait bien bouleverser la donne politique en Guadeloupe. On dit que nombre d’élus se rapprochent de lui et pas des moindres, afin de « déchouker » l’actuel président de la région. En a t-il les moyens ? Nul ne peut répondre à cette question, mais l’homme avec son franc-parler possède une arme qui pourrait bien ébranler les certitudes de certains. Chalus c’est un bulldozer moins fin que Lurel mais tout aussi efficace.  La région l’intéresse-t-il ? Il ne le dit pas clairement, mais pourquoi cette collectivité serait-elle la chasse gardée d’un groupuscule, chuchotent certains de ses amis. Alors imaginer qu’il puisse jouer les trublions lors de cette prochaine élection régionale est une certitude pour certains.

Marie-Luce Penchard

Marie-Luce Penchard

Lucette Michaux Chevry

Lucette Michaux Chevry

Le cas Chevry/Penchard

Sans doute que de ce côté la, ils faudra des alliances, fussent-elles contre-nature. En tout cas, il n’est pas possible aujourd’hui de dire ce que représente véritablement la droite guadeloupéenne. Le ticket Lucette Michaux-Chevry-Marie-Luce Penchard, est-il en mesure de ratisser large et d’inquiéter les socialistes ? C’est un combat qui sera difficile, mais ce sera là aussi une occasion pour que chacun mesure sa notoriété. Alors en attendant, entre algues sargasses, brume de sable, grèves, violence, etc… essayons de trouver une  bonne raison de vivre, ce sera déjà ça de gagné.

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hugo FRAN

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1 Comment

  1. juillet 3, 2015 at 12:00 — Répondre

    Article fort sympathique, une lecture agréable. Ce blog est vraiment pas mal, et les sujets présents plutôt bons dans l’ensemble, bravo ! Virginie Brossard LETUDIANT.FR

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