Société

GREVE EN MARTINIQUE LE 20 MAI

La mise en fourrière d’un véhicule est sensée préserver la sécurité des usagers de la route et la tranquillité publique. En Martinique, une fourrière peut bloquer les routes et être source de bagarres.

FOURRIERE

Le conflit de la fourrière à Mangot Vulcin au Lamentin débuté le 29 janvier est à l’origine de l’appel à la grève générale en Martinique ce mercredi 20 mai. Une partie des salariés (3 sur 8) est en grève après le licenciement jugé abusif de l’un d’entre eux, pour faute grave indique la direction. La CSTM (Centrale Syndicale  des Travailleurs Martiniquais) proteste contre les agissements du directeur de la Fourrière qui userait de stratagèmes pour éviter de vraies négociations, l’inertie du donneur d’ordre la CACEM et la répression de vendredi 15 mai. Les forces de l’ordre avaient reçu du préfet l’ordre d’assurer la libre circulation du directeur et des salariés non-grévistes, provoquant échauffourées et jets de gaz lacrymogène, ces incidents survenant après ceux au siège de la Cacem à Fort de France une rencontre avec le président de la communauté d’agglomération Athanase Jeanne-Rose n’ayant pas été possible.

Henri Hubert Dupon, gérant de Caraïbes Développement reproche à son ancien employé la destruction du véhicule d’un client et d’avoir abîmé un camion de la société ce qui a entraîné son licenciement pour faute grave. Il réclame le libre accès à l’entreprise pour les 5 salariés non-grévistes. Le dialogue social est serein au sein de la société. « Quand on mélange du syndicalisme avec des raisons qui sont d’un autre ordre, et peut être politique, il est quasiment impossible de sortir d’un conflit ». La sauvegarde des emplois cette PME de 8 salariés est menacée à ses yeux. La CSTM par l’intermédiaire de son Secrétaire Général Bertrand Cambusy, elle, dénonce la coalition Etat, Patrons, Justice, Institutions dressée contre elle.

Une négociation est-elle encore possible ? Cela parait improbable tant les affrontements ont pris de l’ampleur. Le choix du pourrissement et le jusqu’au-boutisme ont emporté les hommes de bonne volonté.

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