Sports

GERARD JANVION : VERT A TOUT JAMAIS !

Il suffit d’une photo de Frederic Piquionne pour que toute une série de flashs vous revienne en mémoire. Gérard Janvion c’est le martiniquais titulaire indiscutable en défense sur le coté droit de l’AS St Etienne, un des héros de la finale perdue en 1976 à Glasgow et de la demie finale de la Coupe du Monde à Séville en 1982. De lui, Marius Tresor dit « Comme défenseur, on pouvait partir à la guerre avec lui ; toujours présent… ». Mais bien peu s’en souviennent. 

La première édition de la Rencontre des légendes s’est déroulée le samedi 10 juin au stade Jean-Dauger de Bayonne, pour la petite fille du footballeur Christian Sarramagna et la fille de Dimitri Yachvili – demi-de-mêlée du XV de France  coorganisateurs de l’événement, atteintes darthrite juvénile, maladie génétique dégénérative.

Les organisateurs sont parvenus à réunir un plateau exceptionnel et notamment la mythique équipe des Verts de Saint-Etienne des années 70 : Ivan Curkovic, Christian Lopez, Gérard Farison, Oswaldo Piazza, Gérard Janvion, Pierre Repellini, Alain Merchadier, Jean-Michel Larqué, Dominique Bathenay, Georges Bereta, Jacques Santini, Patrick Revelli, Christian Synaeghel, Hervé Revelli, Dominique Rocheteau, Christian Sarramagna.

Né le 21 août 1953, Janvion démarrera sa carrière en tant qu’attaquant mais Robert Herbin le replace en arrière latéral droit pour sa rapidité.  Champion de France en 1974, 1975, 1976, 1981, vainqueur de la coupe de France en 1974, 1975 , 1977, puis un départ pour le Paris Saint-Germain de 1983 à 1985 et la fin de sa carrière du coté de Béziers en 1985/86 en Division 2 pour 39 matchs et 1 but.

En conflit il y a quelques années de cela avec la direction de son club de cœur, (il n’a pas été invité au musée des verts car personne du club ne voulait prendre en charge son billet d’avion et certains anciens lui ayant tourné le dos) Gerard Janvion est désormais associé aux cérémonies stéphanoises. « J’ai pu effectivement souffrir d’un certain manque de reconnaissance à certains moments. Mais il faut savoir enterrer la hache de guerre. En vieillissant, on devient plus philosophe, on discute, on se parle… L’ASSE restera toujours l’ASSE, un club à part. Les dirigeants, les joueurs, les entraîneurs ne font que passer. Aujourd’hui, il y a un président qui dirige, nous sommes solidaires. On marche dans la même direction, premiers supporter des Verts ! »

Des anecdotes peu connues sur sa carrière comme celle-ci : « En 1975, j’ai reçu un télégramme de Pelé qui venait d’arriver au Cosmos de New York et qui organisait un match entre son club et le reste du monde. Robert Herbin m’a dit : « Non, c’est trop loin. » Comme un idiot, j’ai accepté. Je le regrette aujourd’hui. »

Après avoir été président de son club d’origine, Case Pilote et entraîneur adjoint de l’équipe de la Martinique, Gerard Janvion est très réservé sur le football moderne. « J’ai voulu souffler un peu car le rôle de dirigeant bénévole est très prenant, surtout les week-ends. Sinon, je regarde encore de temps en temps les matchs à la télé mais, depuis la Martinique, on les vit en décalé, donc j’ai un peu de mal à me passionner, je l’avoue. Quand je tombe sur des matchs de l’ASSE ou du PSG, mes deux clubs, je regarde… mais je préfère aller sur la plage. J’ai la chance de vivre les pieds dans l’eau, sous le soleil, j’en profite ».

Previous post

Claudy Siar : Nous devons nous interroger sur notre part de francité

Next post

Pourquoi le 10 juin est férié en Guyane ?

97land

97land

Des infos, des potins, des événements... Toute l'actu du 97.

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *