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FOOTBALL ET RECOLONISATION EN AFRIQUE ?

Le football n’aurait-il pas remplacé la religion, opium du peuple ?

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Des éditorialistes congolais, atterrés, se demandaient si les Africains ne rêvaient pas de recolonisation, par le biais du football, et se posaient cette question : QU’AVONS-NOUS FAIT AU BON DIEU POUR REFUSER DE GRANDIR ?
« Je nous plains pour nos illusions. Je nous plains pour notre stupidité. Je nous plains pour notre servilité ».

Sur le site Congopage de juillet 2006, Alain Mabanckou citait Musi Kanda, qui après avoir appris que les Congolais étaient en liesse à Brazzaville pour fêter la victoire de la France, en se qualifiant pour la finale de la coupe du monde 2006, pouvait écrire : « Quand je lis que des Brazzavillois envahissent l’avenue de la Paix pour fêter les victoires de l’équipe de France à la coupe du monde de football, je suis très mal dans mon être. Et quand je lis encore que ces heureux fêtards, voient en la France leur patrie… , ce ne sont pas malheureusement des larmes de bonheur, mais de honte. Quarante-cinq ans d’indépendance pour en arriver là !… alors que « nos frères antillais et sud-américains se battent chaque jour pour la reconnaissance de leur histoire, de leur langue, de leur identité, et du rayonnement de leur culture. Ils font passer la journée de l’abolition de l’esclavage avant le 14 juillet ».

Quoique nous dirions, s’agissant des Antillo-guyanais , qu’ils ménagent en tant que supporters en matière de football, la chèvre et le chou, puisqu’ils semblent vénérer autant l’Equipe de France que le Brésil, ce dernier étant supposé être une mosaïque ethnique représentée par sa sélection. Et pourquoi leur cœur tout autant ne battrait pas follement pour une équipe du continent africain ?

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Et si le football, version transgressive du patriotisme, comme sur le divan du psychanalyste, nous mettait à nu, et nous obligeait à avouer dans une catharsis collective, désirs et névroses surgis du moi caché ?

Les propos d’un footballeur africain en 2010 auraient fait à nouveau bondir nos éditorialistes. 24 ACTU du 18 août 2010 faisait référence à Charles KABORE, international de football burkinabe, récemment naturalisé en France. En tout cas, 24 ACTU saisit la balle au bond !
Charles KABORE, indiquait : « C’est une fierté pour moi d’être français, et que mon pays ait été colonisé par la France ». Le site se lance. Malgré l’auto-flagellation des médias, ce footballeur indique qu’il est fier sans doute que l’histoire du Burkina Faso se soit enrichie du métissage culturel français. Plus les indépendances s’éloignent, et plus l’Afrique francophone découvre que malgré les scories du passé, une histoire commune et une culture partagée ne peuvent être balayées d’un revers de la main. Et si l’Afrique a un rapport complexe avec la France, il n’est pas binaire. Et s’il était temps d’avoir une lecture dépassionnée de l’histoire coloniale ?

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Tiens, tiens ! Nicolas SARKOZY ou François FILLON n’auraient pas renié ces envolées lyriques. En fait le football témoigne à merveille des rapports de domination sous couvert de l’égalité parfaite entre les nations adhérentes à la FIFA ( équipes achetées par des monarchies pétrolières et des milliardaires, sélections des pays pauvres pillées par les pays riches, corruption généralisée grâce aux statuts de l’empire du football un pays = 1 voix, ce qui permet de distribuer pots-de vin et prébendes aux responsables du football des micro-états et des pays du tiers-monde, coupes du monde dictées par les puissances financières – l’exemple du Qatar est révélateur-).

Il semble que l’Afrique n’accueillera pas une Coupe du Monde lors des prochaines décennies ! L’ Afrique du Sud ( pays le plus riche du continent ) est déjà loin !

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Théo LESCRUTATEUR

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