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EXPOSANT A LA FOIRE DE PARIS : UNE BONNE AFFAIRE ?

Il fut un temps ou l’inauguration de la Foire de Paris était célébrée par les exposants ultramarins sûrs de réaliser des profits. Qu’en reste-il ? 

La bokitmania

Avec le temps, tout s’en va pourrait-on penser en arpentant les allées du hall Terre des Tropiques. En matière de gastronomie, les visiteurs n’ont plus droit qu’au désespérant bokit/sorbet de stand en stand en dehors des restaurants traditionnels, le couple accras/boudin relégué à un rang subalterne. Et comme le disait de manière humoristique un badaud  » C’est bokit à gauche, sorbet à droite « . Une situation qui irrite les plus anciens comme sur le stand Marie-Galante. « Avant, nous étions 2 ou 3 à vendre du sorbet. C’était original, il y avait une queue monstre et cela permettait aux stands voisins d’en bénéficier. On se demande si on va continuer surtout que bien que représentant Marie-Galante on n’est pas aidé ». Chez un autre misant sur tous les tableaux, bokit, sorbet et DVD, la rigueur des contrôles sanitaires a surpris. « Tous les matins, des inspecteurs viennent vérifier la fraîcheur de nos produits et que les règles d’hygiène soient respectées. Il y a des petits thermomètres dans nos parties réfrigérées. C’est bien pour la clientèle car nous sommes obligés d’être professionnels ». Son voisin lui fait grise mine : « Je ne sais pas si on fera du profit. On verra dimanche mais je pense surtout à la fatigue accumulée. Se lever à 3 heures pour tout préparer et se retrouver avec des invendus… Au salon de la gastronomie par contre, on avait bien marché ».

Attirer la clientèle, pas si facile...

Attirer la clientèle, pas si facile…

Sur les stands non alimentaires, on déplore une accumulation de facteurs défavorables : « Il y a la crise économique, la semaine cela manque d’ambiance et la disposition des stands ne favorise pas la vente ». Les habitués expliquent aussi la mutation de la clientèle « Avant le client découvrait nos produits sur place ou se déplaçait spécialement pour nous rencontrer. Internet a changé la donne ».

Pour certains une vitrine

Pour certains une vitrine

La visibilité

Tout le monde cependant ne se plaint pas. Espace FM, placé idéalement au cœur de la foire et grâce à ses directs voit sa visibilité croître tant auprès de ses auditeurs que des artistes. « Le public peut ainsi assister à nos émissions » nous lance un Franck Zami affairé. L’objectif est à long terme d’accroître leur audimat.

D’autres ne s’en cachent pas « Etre à la Foire, c’est un plus. En B2B (commerce inter-entreprises), une telle présence est bien vue. Cela montre votre capacité à aller au devant de la clientèle ».

L’originalité

Pour Lydia une première réussie

Pour Lydia une première réussie

Plus loin, sur le stand d’artisanat Vannerie Lydia, la bonne humeur surprend. Lydia, d’une dextérité et d’une rapidité surprenante confectionne des objets divers. Submergée de commandes, elle poursuit ses créations tout en nous parlant. Cela fait 5 ans qu’elle a commencé à travailler la matière avant de créer sa « petite entreprise qui ne connait pas la crise » à Baillif. Pour sa première participation au salon, elle est venue de la Guadeloupe accompagnée par Vanessa, Nathalie et Frantz son mari, précisant s’adapter aux exigences de la clientèle et présentant avec amour ses « petits ».

Et si c’était cela le secret de la réussite ? De la créativité, de l’inventivité, de la passion, l’envie de satisfaire. Au royaume de l’uniformité, le succès n’est accessible qu’à ceux qui se démarquent du lot.

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Joël DIN

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