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En Guadeloupe, entre Granbaisiens et grands baiseurs, oú se trouve la solution ?

Le nouveau maire du Gosier Cédric Cornet l’avait promis lors de sa campagne électorale : « Si je suis élu, Grand Baie vivra ses dernières heures de supermarché du sexe à ciel ouvert ». Il a été élu et la semaine dernière avec quelques membres de son conseil municipal, il s’est rendu à Grand Baie afin de prendre le pouls de la population.

Seulement il s’avère que les choses vont être bien difficiles à mener à bien et pour plusieurs raisons. Entre Granbaisiens et grands baiseurs, il s’est établi au fil du temps une certaine connivence, une complicité, une espèce de posture gagnant-gagnant qui fait que finalement, tout le monde ou presque, tire profit de ce commerce particulier et trouve son compte dans le secteur de Grand Baie. Bon c’est une image, car il y a aussi des gens qui n’en peuvent plus de ce va et vient incessant de jour comme de nuit sur cette portion du littoral gosiérien.

A Grand Baie, il y a deux types de commerces : celui du sexe et le commerce ordinaire, qui fait vivre certaines familles du quartier. Car si à Grand Baie la prostitution a envahi le territoire, il n’en reste pas moins vrai qu’avec l’afflux des clients apportés par cette activité, les habitants et les curieux qui viennent voir comment les choses se passent, l’activité commerciale honnête, tire son épingle du jeu. Supprimer l’une serait donner un coup d’arrêt à l’autre. Ne rien faire, ce serait voir le nombre de professionnelles du sexe augmenter d’année en année.

Alors Grand Baie serait-il un vrai dilemme pour Cédric Cornet qui dans un souci d’assainissement de ce secteur du Gosier dit qu’il ira jusqu’au bout. Il n’est pas certain qu’il ait les coudées franches pour s’attaquer à ce problème. Cette partie du territoire gosièrien appartient à l’Etat, donc échappe à la gestion du maire, hormis quelques maisons qui se trouvent dans l’escarcelle de la mairie. Alors que faire ? Renvoyer chez elles les prostitués qui sont en majorité de nationalité étrangère ? Les chasser de Grand Baie ? Emprisonner les souteneurs ? Il n’y a pas de solution miracle, d’ailleurs des clients interrogés sont très remontés contre ce projet de « nettoyage » et crient haut et fort que les agressions sexuelles vont augmenter.

Dans cette affaire un peu difficile il n’y a que le préfet qui pourra faire entendre la voix de l’état et proposer une solution qui serait de nature à contenter tout le monde. Mais on est très loin d’un consensus et en attendant Granbaisiens et grands baiseurs continuent à vivre ensemble. La question ultime que l’on peut se poser cependant, c’est pourquoi les anciens maires successifs du Gosier ne se sont jamais attaqués à ce problème ? Que ceux qui ont les réponses lèvent le doigt.

 

Luc Bernardini

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