Société

EMPÊCHER LES MUTATIONS DES NEO-ENSEIGNANTS MARTINIQUAIS

Le CMMES Collectif de mobilisation des enseignants néo titulaires et stagiaires de Martinique a réussi à fédérer les politiques et les syndicats dans une Lettre ouverte au Premier Ministre, aux ministres de l’Education nationale, des outremers, de la justice, aux parlementaires, aux responsables des organisations syndicales et aux associations de parents d’élèves.

« L’opinion publique martiniquaise est troublée par les incohérences, les injustices et l’inhumanité qui se manifestent dans le dossier des enseignants stagiaires et néo titulaires mutés forcés de cette rentrée 2015/2016.

On aurait pu, sinon approuver du moins comprendre que de jeunes enseignants martiniquais, dûment prévenus se trouvent contraints, après succès à un concours, d’accepter une première affectation en France hexagonale du fait de l’absence de postes disponibles dans leurs disciplines. La réalité du dossier d’aujourd’hui est, hélas, bien différente…

Nous ne comprenons pas.. que, pour justifier des mutations forcées, on évoque la solidarité avec les académies déficitaires de Versailles, Créteil…, quand on connaît la dramatique situation que nous vivons sur place : 30,4 % de jeunes martiniquais de 18 ans avec difficultés de lecture contre 10 % en France ; 17% des jeunes martiniquais signalés en grande difficulté face aux compétences de base contre 4,8 % en France…

Nous sommes également obligés de souligner de nombreuses aberrations : existence de besoins en technologie et biochimie…; besoins croissants en génie civil construction économique… ; fonctionnement en flux tendu dans plusieurs disciplines dépourvues de titulaires remplaçants… ; besoins en électrotechnique…

Parmi les signataires on retrouve les présidents des deux assemblées, Alfred Marie-Jeanne, les sénateurs et députés martiniquais, le Président de l’Association des maires de Martinique, les syndicats : la CDMT, la CSTM Education, le SNETAA FO Martinique, l’UGTM Education, le SE-UNSA, la CGTM et les associations :  l’UPEM, l’ASSAUPAMAR, l’Union des Femmes de la Martinique, l’APASSÉ,

Serge Letchimy et Bruno Nestor Azérot eux, réclament un moratoire sur la mutation des enseignants.

Par un courrier cosigné par Bruno Nestor Azerot, le président du conseil régional a interpellé la ministre de l’éducation nationale sur la situation des néo titulaires mutés hors de Martinique rappellant que la Martinique se trouve devant le défi majeur de la décroissance démographique et du départ de trop nombreux jeunes de la Martinique.

Les deux parlementaires sollicitent un rendez-vous urgent auprès la Ministre pour demander un moratoire d’une durée de cinq années sur les mutations des enseignants.

 

 

 

 

 

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