Société

DISPARITION DE SŒUR JEANNE : RÉACTION DE RODOLPHE ALEXANDRE

Le Président de la Collectivité Territoriale de Guyane souhaite faire part de sa plus vive émotion et de sa grande tristesse face à la disparition aujourd’hui de Sœur Jeanne, qui a consacré sa vie à donner corps au 1er dogme de sa religion, l’amour de son prochain.

soeur Jeanne 1Née Cécile-Marie Catherine en Martinique, Sœur Jeanne de la Miséricorde arrive en terre Guyanaise en 1976, Guyane qu’elle ne quittera plus avant ses 92 ans, afin d’œuvrer à la défense des plus démunis et permettre aux jeunes enfants de Guyane de croire à un avenir meilleur.

Elle expliquait que son chemin, elle ne l’avait pas choisi. Dès 1980, elle créa l’association Saint-Martin de Porres (AMAPO) qu’elle implanta au cœur du village chinois, quartier considéré comme mal famé, oublié et laissé à l’abandon. Durant plus de 20 ans, entourée de bénévoles motivés et emplis de cette même solidarité qui l’animait, Sœur Jeanne a accueilli des milliers d’enfants à qui elle a appris la lecture, l’algèbre, dont elle a écouté les chagrins, aidé à surmonter les doutes, partager les joies.

Énergique et souriante, elle n’a jamais cessé de parcourir les quartiers, pour apporter son secours là où elle le pouvait. Laissant toujours ouvertes les portes de son association à qui souhaitait les franchir.

soeur Jeanne 2Aujourd’hui, l’Amapo que tous connaissent en Guyane, continue et on l’espère pour longtemps encore, d’accueillir des centaines de jeunes. Grâce à la mobilisation des bénévoles, les enfants démontrent toujours cette envie d’apprendre que Sœur Jeanne aimait tant à lire dans leurs yeux. Sa plus grande fierté, voir ses enfants réussir et parfois revenir partager leur savoir comme Alex Polony, aujourd’hui président de l‘association et ingénieur agronome. Il n’oublie pas ce qu’il doit à Sœur Jeanne, qu’il évoque tendrement comme une seconde mère.

Combien de jeunes ont pu bénéficier de son amour ? De son courage ? Sa disparition est un drame pour tout le peuple de Guyane, et cette date 25 mars 2016 restera gravée comme la perte d’un être cher. « Avant de transmettre la parole de Dieu, il faut d’abord écouter, comprendre et agir face à la détresse, car ceux-là aussi font partie du troupeau » disait-elle. Espérons que ses paroles résonnent encore longtemps en nous tous.

Rodolphe Alexandre souhaite présenter ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont eu l’honneur de la côtoyer et salue une femme, la plus guyanaise des martiniquaises, symbole de générosité et d’amour, qui en cette semaine Sainte nous a quitté, mais qui restera à jamais dans nos cœurs.

Sœur Jeanne Merci.

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