Littérature

DES YEUX AFRICAINS IMPURS SUR DES BEAUTES INDIENNES

Vous rêviez, lecteurs insatiables, d’une telenovela ayant pris naissance en Inde, rebondissant dans notre zone géographique, (Guyana-Amérique du Sud), et catapultée dans une grande capitale (Londres), qui vous ferait fondre  avec « des dégoulinades sentimentales, et des  violonades », des héroïnes modernes ou emmurées dans des traditions ancestrales, des intrigues à couper le souffle, sur fond de haines raciales et ethniques moyenâgeuses de nature à susciter votre saine indignation.   

Rajoutez-y quelques ingrédients des contes, (l’adolescence de Saroj – un des personnages clefs de l’histoire – se déroule dans une Tour, Savitri, autre figure essentielle, possède le pouvoir de guérir par l’imposition des mains : « Savitri avait le fluide, le signe, le don, les mains »), la cruauté de pratiques immémoriales, l’amour et haine mêlés, un mystérieux médecin blanc, isolé dans un village indien, David, tout dévoué à ses malades, qui adopte un orphelin de cinq ans, vous comprendrez pourquoi ce premier roman de Sharon Maas a été un best-seller mondial.

Saroj, jeune adolescente indienne du Guyana, entre en rébellion contre son père.

«  Un frisson d’excitation la parcourut à la pensée de défier si ouvertement Baba, en introduisant une Africaine sous le toit sacré, dans la pièce la plus sacrée. Rien que l’idée que des yeux africains, donc impurs, puissent se poser sur le sacro-saint sari …»

Trois destins familiaux s’entrecroisent et se percutent dans NOCES INDIENNES, (titre original : of Marriageable Age), roman que l’ASCODELA proposait à notre sagacité le vendredi 17 février 2017, saga majestueuse, compliquée et touffue se déployant sur trois continents, et œuvre de l’écrivaine Sharon Maas, native du Guyana.

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Lors de sa parution en France en 2002, il se classa dans la liste des dix meilleures ventes de romans en France.

La « vague indianisante » suscitait quelques interrogations. Ne s’agissait-il pas, de profiter de l’immense réservoir d’images exotiques et de clichés culturels que recèle le continent indien, selon les recettes éprouvées de la consommation de masse ? C’était en quelque sorte le sens de la chronique de Pierre Lepage – Miroirs d’une civilisation fascinante- parue dans le Monde diplomatique d’août 2002.

Nous n’avons pas en tout cas boudé notre plaisir.

Ce roman est un magnifique cri féministe, d’où ces très beaux portraits, comme celui de la mère de Trixie, l’adolescente africaine, la meilleure amie de Saroj se battant pour l’émancipation des jeunes filles indiennes au Guyana: «  Elle voulait élever l’âge minimum du mariage pour les jeunes indiennes et abolir les unions arrangées. Elle projetait de créer un bureau où les filles que leurs parents souhaitaient marier de force trouveraient une assistance juridique ou auraient la possibilité de faire annuler leur mariage s’il avait déjà été célébré. Elle envisageait d’ouvrir un foyer où les jeunes filles pourraient trouver refuge et se soustraire à l’ire paternelle ».

Nous avons appris récemment par la télévision Martinique première que les mariages forcés de jeunes indiennes ont toujours cours à Trinidad. Preuve s’il en était besoin que la littérature n’est pas une simple vue de l’esprit, et peut être une arme redoutable pour dénoncer nos sociétés.

Et que savions nous du Guyana, si ce n’est qu’il avait été le lieu d’expérimentation apocalyptique de la secte de Jim Jones ? Nous ne pouvions nous douter qu’il était si proche de nous. Saroj, enfant, se fait appeler sapotille, « parce qu’elle était brune comme une sapotille ( et tout aussi douce, disait maman), et Mango , parce que la mangue était son fruit préféré – les mangues julie, succulentes et sucrées-».

Nous avons découvert aussi ces explosions raciales entre Noirs et Indiens auxquelles nous avons échappé, par miracle, en Guadeloupe,  en Martinique, et à la Réunion.

« Elle vous embête, cette fille de coolie ? Un adolescent avec une coiffure afro haute de quinze centimètres »  insulte Saroj l’indienne. Trixie, son amie noire, vient à la rescousse.

Mais bien plus grave, « une bande de voyous africains lança une bombe dans le temple de Purushottama. Six Indiens périrent à l’intérieur du temple ».

En 1964, la violence atteint son apogée, au Guyana.

« Ils bastonnaient des hommes en pleine rue, déshabillaient les femmes et des jeunes filles pour les violer devant tout le monde ».

En Inde, le système des castes, la misère, la souffrance, la saleté, sont omniprésents.

«  Des fillettes aux bras maigres ( regardaient ) les passagers de leurs grands yeux noirs suppliants, à travers les mèches de cheveux sombres qui leur retombaient devant la figure… Des chiens errants, des vaches, des chèvres, des sadhu*, des cyclistes, des infirmes, des riches, des pauvres, des mendiants, des voleurs, qui marchaient, couraient, criaient, appelaient, rampaient, pour fondre tous ensemble dans une gigantesque mosaïque de couleurs, de fruits et d’odeurs ».

Pourtant, une foi en un amour contagieux  submerge ce roman, qui est aussi une ode à la culture, aux traditions culinaires, à la philosophie, aux arts raffinés de l’Inde.

Le commentaire détaillé et précieux de l’ouvrage était proposé par Maryse ROMANOS.

Noces Indiennes, Fammarion 2002- 574 pages traduit par Martine-Leroy Battistelli – J’ai Lu 2003 665 pages traduit par Martine-Leroy Battistelli

 

L’auteur

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Qui est Sharon Maas ? Wikipedia nous indique qu’elle est née au Guyana – anciennement  Guyane britannique – à Georgetown en 1951, d’une famille d’ascendance Africaine, Amérindienne, Hollandaise et Anglaise.

Elle est la fille de parents politiquement très actifs. Sa mère a été une des premières féministes de la Guyane britannique, son père était secrétaire du chef d’opposition marxiste Dr Cheddi Jagan qui a été premier ministre deux fois. Ses deux parents ont reçu les honneurs les plus élevés du pays.

A 10 ans, elle quitte le Guyana pour l’Angleterre, et reviendra au Guyana pour travailler en tant que journaliste stagiaire. Elle partage sa vie entre l’Angleterre et l’Allemagne.

NE LISEZ PAS NOCES INDIENNES SANS L’APPLICATION GEOLOCALISEE DE L’ASCODELA

Pour vous permettre une lecture immersive et interactive de cet ensemble complexe de chapitres se jouant des frontières, s’entremêlant sans cesse, naviguant à travers les époques, l’ASCODELA vous offre ce Guide de survie littéraire. Il nous a semblé judicieux également de proposer en fin d’article un bref rappel historique des conditions d’accès à l’indépendance du Guyana.

 

INDE – MADRAS : début du 20ème siècle

Savitri IYER, fille de domestiques hindous des LINDSAY, de la caste brahmane, est la seule fille d’une fratrie de cinq ( Mani, Gopal, Natesan, Narayan ).

La mère venait d’accoucher de Savitri, et Mrs LINDSAY n’avait plus de lait. Cette dernière avait donc besoin d’une nourrice.

Le fils des Lindsay est élevé avec Savitri.

Elle est promise en mariage à l’âge de cinq ans. Elle épousera un veuf qui lui donnera quatre enfants ( Amrita, Shanti, Anand, Ganesan, tous morts). Elle aura un fils Nataraj, fruit de son union avec David.

David LINDSAY, le fils des colons, a une sœur FIONA.

N’omettons pas dans cette galerie de personnages, le précepteur anglais Henry BALDWIN et sa femme JUNE.

Deodat ROY, né à Calcutta, avocat de caste brahmane très attaché aux traditions indiennes, étudie à Londres, puis émigre en Guyane britannique en 1930 avec sa première épouse Sundari.  Il a  eu trois fils avec cette dernière : Natarajeshwar ( Richard), Nathuram ( Walter), Narendra ( James).

GUYANE BRITANNIQUE, Georgetown, milieu XX ème siècle

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Deodat (Baba) épouse Savitri ( MA). Ils ont trois enfants : Indrani, Ganesh, Sarojini ( Saroj)

Nous découvrons une Sarojini, très rebelle aux idées conservatrices de son père.

Trixie Mcinstosh, de descendance africaine, est la meilleure amie de Saroj. La mère de Saroj, Lucy QUENTIN est une féministe convaincue, ministre de la santé.

ANGLETERRE , deuxième moitié du XXe siècle

Sarojini, Ganesh, Deodat émigrent à Londres

Trixie rejoint son père

Nataraj poursuit ses études de mèdecine

En Inde, dans leur arbre-maison, SAVITRI, la petite indigène, et DAVID, se promettent un amour éternel.

Mrs LINDSAY, la mère de David,  est bien loin d’imaginer l’idylle naissante. Elle voit en Savitri une exceptionnelle gamine indienne, dont elle aurait remarqué l’intelligence vive. Son mari, l’amiral, et elle-même n’ont-ils pas  des amis théosophes, portés sur l’humanisme ?

Mrs Lindsay sentait son cœur fondre quand elle avait affaire à Savitri. Elle se glorifie tout particulièrement de la bonté qu’elle a manifestée à son égard, et de l’excellence de l’anglais de la fillette. « Il faut dire que rares étaient les anglaises qui laissaient leurs enfants frayer avec ceux des domestiques »

Quand la fillette a sept ans,  IYER le cuisinier,  demande la permission de la retirer au précepteur, Mr BALDWIN, car elle a été polluée par le petit sahib. Ils se sont baignés nus ensemble.

Mani, le frère de Savitri a dit à son père que David allait corrompre cette dernière et qu’il deviendrait impossible de la marier.

Les vrais sentiments de Mani commencent à se manifester ; sa jalousie et sa haine  démesurées atteindront leur paroxysme dans la suite du roman.

Quant à Mrs Lindsay, elle reviendra très vite à l ‘implacable réalité des rapports coloniaux avec la découverte de ces amours enfantines.

Que vient chercher en pleine nuit, Savitri, depuis le jardin ? Elle vient annoncer à David que ses parents sont en train de lui chercher un mari, et qu’elle ne peut plus jouer avec lui.

Mrs Lindsay surprendra l’échange.

 

La lune était pleine et le jardin, enveloppé d’une lumière argentée, semblait frappé par un enchantement. Le parfum de roses, du jasmin, et même les subtils effluves du frangipanier caressèrent ses narines, et elle respira profondément. Ah… Quelle merveille ! Le vent léger murmurait parmi les bougainvilliers et les rosiers murmuraient comme une voix humaine.

  • Ne t’inquiète pas, Savitri. Promets-tu de te marier avec moi ? Est-ce que tu le promets ?
  • Oui, David, bien sûr. Je t’aime de tout mon cœur et je jure de me marier avec toi

L’éloignement de David, vite expédié en Angleterre,  ne modifiera pas les sentiments de Savitri.

Et quand devenu jeune homme, de retour en Inde,  il apercevra cette dernière dans la cuisine , la part d’inconscience inhérente à un jeune homme présomptueux, et le rappel ému des jeux de l’enfance lui feront commettre l’irréparable.

Ils avaient depuis toujours la terre entière à leurs pieds et malgré la grogne qui saisissait les Indiens et ce Monsieur Ghandi qui leur montait la tête et semait la zizanie, ils ( les colons anglais) étaient là, ils y resteraient pour toujours.

Habitué qu’il était à obtenir ce qu’il voulait, il ne pouvait concevoir un monde où sa volonté n’aurait pas le dernier mot. Ils continuèrent donc à rêver.

Car qui ne pourrait aimer Savitri ?

Elle est l’ ELUE. Ce n’était qu’une fille, mais elle avait le Don. Et aussi le signe : un grain de beauté arrondi derrière l’oreille.

Le Don avait été transmis de père en fils, jusqu’à maintenant.

( Pourtant ) elle seule savait à quel point la tradition était impitoyable. Une tradition qui ne tenait aucun compte des sentiments, des goûts ou des dégoûts, des désirs et des aspirations, aucun compte de l’amour.

Son épaisse chevelure souplement nouée sur la nuque, par une guirlande de fleurs blanches et pourpres se balançant doucement autour de son visage et coulait dans son dos, recouvrant les mains de David de boucles légères de soie noire.

La bulle de bonheur se refermait de plus en plus sur eux à mesure que l’été s’avançait, torride, accablant, parfois menaçant, quand les nuages noirs de la mousson planaient au-dessus des arbres, lourds et bas, sans jamais crever.

SAROJ représente une jeune adolescente en quête d’identité.

Georgetown, Guyane Britannique, Amérique du Sud 1956.

Voici la famille des oncles qui sont invités à dîner chez son père Baba. Ils sont en grande discussion très animée.

« Les Indiens étaient plus nombreux que les Africains et tant que les hindous et les musulmans se tiendraient les coudes et voteront comme un seul homme, nous serons les maîtres et nous remettrons à leur place ces africains arrogants ».

Les confrontations entre les mondes noirs et indiens, sont aussi perceptibles entre voisins.

«  La femme de M. Cameron était très jolie, Saroj l’appelait tante Betty, elle aussi était noire ». Quand Baba n’est pas là, Sarojini va jouer avec les enfants des voisins. Son père la surprend.

« Il se mit à la battre en cadence. On-ne-doit-pas-jouer-avec-les-nègres. Il faisait pénétrer les mots dans sa peau, dans sa chair, dans son sang. Elle hurlait assez fort pour faire s’écrouler le ciel, mais personne ne l’entendait ».

Et il la conduisit dans sa chambre puis écrivit sur la première page. « Je ne dois pas jouer avec les nègres.  Tu vas me remplir tout ce cahier ».

Et maintenant Saroj haïssait Baba pour de bon. Elle voulait partir avec Ma et quitter son père pour toujours, mais c’est la servante Parvati qui va être renvoyée et les Cameron vont déménager. Parvati, qui d’ailleurs, occupe une place centrale dans ce roman, nous l’apprendrons par la suite.

Mais plus tard, le jour de son treizième anniversaire, Saroj se trouvera confrontée à une adversité encore plus grande.

On la marierait le jour de ses quatorze ans, l’âge minimum du mariage pour les filles.

Baba n’avait que deux centres d’intérêt dans la vie : sa famille et la culture indienne. Toutes deux se trouvaient en état de siège. C’était son devoir sacré de les défendre l’une comme l’autre. Il était le gardien de tout ce qui était élevé, noble et pur, chargé par le Très-Haut de les protéger et de les préserver du mal. La société moderne représentait le mal.

Il parcourait la maison telle une ombre noire drapée de blanc, traquant les transgressions, châtiant les coupables, pour retomber ensuite dans une sorte d’état d’hibernation.

Il avait découvert une nouvelle race de parias, les Africains.

Saroj en est persuadée. Le caractère fait le destin. Et cela signifiait se dépouiller de tout ce que son éducation lui avait appris à être. Il lui faudrait débarrasser son âme de toute influence de l’Inde, renier la culture léguée par ses parents.

Jusqu’à présent, c’était la culture plutôt que le caractère qui avait dicté le destin de sa famille. La culture avait façonné le caractère pour qu’il s’accorde avec ses diktats, si bien que culture, caractère et destin étaient entremêlés, entrelacés, enchevêtrés selon une trame prévisible et préétablie.

Saroj se liera d’amitié avec Trixie, fille de la Ministre de la Santé, véritable vedette auprès de sa génération, qui apparaît régulièrement sur le journal The Chronicle.

Les opposants de Lucy Quentin estiment que le mariage n’entre pas dans ses attributions. Bien au contraire, réplique la ministre. Un mariage forcé constitue une atteinte à la santé mentale d’une fille de 14 ans.

Sous la tutelle de Trixie, Saroj se muait en cette créature désinvolte, impertinente et mal élevée qui est la JEUNE FILLE MODERNE.

Les règles régissant la chasse au mari étaient les mêmes que celles qui avaient cours chez les Indiens. (Les jeunes filles) s’intéressaient d’abord au milieu familial, à la situation sociale et économique, et ensuite à l’aspect physique : la couleur de la peau, la nature des cheveux, l’épaisseur des lèvres et du nez.

Une fois l’évaluation faite, elles tombaient amoureuses.

Trixie aura le coup de foudre pour Ganesh, le frère de Saroj. A vous de découvrir de qui cette dernière tombera amoureuse !

Le héros masculin du roman Nataraj (Nat)  a quatre ans quand le sahib docteur le retira du centre où il vivait avec beaucoup d’autres enfants.

Nat, enfant, voue une admiration sans bornes à son père adoptif. Ce dernier consacre sa vie à soigner les déshérités. Il part faire des études de médecine à Londres, comptant suivre la voie ainsi tracée. Mais très  rapidement il s’éloigne considérablement de son père, et pas seulement physiquement parlant. Il se perd dans une vie de futilités , mais aussi d’expérimentations propres à la jeunesse.

En Inde, il avait appris quelque chose concernant les filles, à savoir que fussent-elles des petites paysannes ou des demoiselles Bannerji, l’aura de la virginité les enveloppait ainsi qu’une inviolable armure au doux parfum, partie intégrante de leur monde secret.

En Europe, la virginité était une bonne blague, un reliquat de l’enfance dont il fallait se débarrasser.

Ici les femmes n’étaient pas des orchidées rares et inaccessibles, mais un massif de turbulentes fleurs d’été, assoupies dans le soleil, demandant, suppliant qu’on vienne les cueillir.

Il leur rendait un culte non plus avec son âme, mais avec son corps.

 

Il abandonne ses études de médecine, et devient sous-directeur de société.( il s’agit de l’exploitation d’un restaurant). Il conduisait une camionnette verte dont les côtés s’ornaient de l’image d’un serveur indien caricatural, avec turban et dhoti, portant sur un plateau une haute pile de clapoti, souriant de toutes ses dents, et clignant de l’oeil.

Huit ans qu’il n’est pas revenu. Il trouve toujours des excuses. Un ami de son père lui fera prendre conscience qu’il devait rentrer au pays pour lui rendre visite. Après avoir tergiversé, il arrive en pleine mousson dans le village où la nature a semé la désolation. Son père se contente de lui dire.

«  Nous avons besoin de toi. Pas d’accusation, pas de morale, pas de condamnation, pas de sentence, pas même une ombre de reproche. C’était le pire de tout. Saura-t-il renouer avec l’Inde, et suivre les traces de David ?

On vous a mis l’eau à la bouche, n’est-ce pas ? Et si nous ajoutons qu’un deuxième roman de Sharon Maas est disponible, dans sa traduction française, La Danse des paons, vous avez de quoi meubler de très longues nuits. Surtout qu’il a aussi pour point de départ, le Guyana. Rita, petite sauvageonne, est le fruit  d’un amour interdit entre un Indien et une métisse. La vie de Rita va changer radicalement, avec l’arrivée d’une belle-mère et d’une demi-sœur. C’est le début d’une relation complexe, souligne l’éditeur, pleine de paradoxes et de rivalités. Ce roman nous entraîne également dans l’enfer de la prostitution en Inde.

 

L’HISTOIRE RECENTE DU GUYANA

Le Guyana se dota d’une constitution en 1928, mais attendit jusqu’en 1966 pour obtenir son indépendance.

Dans ce processus d’indépendance, Cheddi JAGAN joua un rôle essentiel. D’origine indienne, il fonda le People’s Progressive Party ou Progressive Party (PPP), et devient premier ministre en 1953. Mais la Grande-Bretagne, inquiète d’un possible coup d’état communiste, suspend la Constitution libérale.

Il faut attendre 1957 pour que de nouvelles élections ramènent au pouvoir Jagan. Le parti de ce dernier se scinde, et un nouveau parti, le PNC, People National Congress, se forme, conduit par Forbes Burnham.

Si Jagan apparaissait être le représentant des Indiens, Burnham était celui de la minorité africaine.

Le pays s’est trouvé au bord du chaos économique, et les désordres avaient pris un caractère racial.

Le 26 mai 1966, la Grande-Bretagne accorda l’indépendance à la Guyane Britannique, qui prit le nom de Guyana, avec à sa tête un premier ministre africain.

Le Guyana est le seul état du Commonwealth situé en Amérique du Sud, et également le seul état d’Amérique du Sud où la langue officielle est l’anglais.

*sadhu : moine ascète

 

Daniel C.

@RegionReunion
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