Culture

Des peuplades noires à cheveux crépus ont été découvertes en Chine

Des peuplades noires à cheveux crépus ont été découvertes dans les montagnes chinoises du Kouenloun (Ritter, Erdkunde, Asien, T1, p. 391), les SAMANG ( sauvages de l’Assam) en Inde ont le même caractère, ( Ibidem T IV, P 1131), Elphinstone parle de la présence d’une peuplade nègre dans le Sedjistan «  Account of the kingdom of Cabul » ( Afghanistan )

Les plus ardents propagandistes des théories racistes des années 1900, ne peuvent cacher leur surprise suite aux explorations et aux travaux des géographes de l’époque. Notons au passage que l’allemand Ritter ( 1779-1859) est le fondateur de la géographie moderne, que sa Géographie générale comparée comporte 19 volumes, qu’il y travaillera de 1817 jusqu’à sa mort, et que bien que la jugeant incomplète, il n’a pu traiter que de l’Afrique et de l’Asie.

Le comte de GOBINEAU lui-même, ( Essai sur l’Inégalité des races humaines : 1884) en prend acte. « Cette diffusion extrême de la famille mélanienne ( les noirs ) ne peut manquer de surprendre. Non contente du continent qui lui appartient tout entier, nous la voyons, avant la naissance d’aucune société, maîtresse et dominatrice absolue de l’Asie méridionale, et lorsque , plus tard, nous monterons vers le pôle nord, nous découvrirons encore d’anciennes peuplades du même sang, oubliées jusqu’à nos jours dans les montagnes chinoises du Kouenloun et au-delà des îles du Japon ».

GOBINEAU poursuit : «  Elle ( la race noire ) ne transmet aucun vestige de civilisation. Les mœurs de ces peuplades paraissent avoir été des plus brutalement cruelles. La guerre d’extermination, voilà leur politique ; l’anthropophagie, voilà pour leur morale et leur culte. Nulle part, on ne voit ni villes, ni temples, ni rien qui n’indiquera un sentiment quelconque de sociabilité. C’est la barbarie dans toute sa laideur et l’égoïsme de la faiblesse dans toute sa férocité.

L’impression qu’en reçurent les observateurs primitifs, issus d’un autre sang que je vais bientôt introduire sur la scène, fut partout la même, mêlée de mépris, de terreur et de dégoût. Les bêtes de proie semblèrent d’une trop noble essence pour servir de point de comparaison avec ces tribus hideuses. Des singes suffirent à en représenter l’idée au physique, et quant au moral, on se crut obligé d’évoquer la ressemblance avec l’esprit des ténèbres ».

Après la mort d’Arthur de GOBINEAU, un haïtien Anténor FIRMIN dans «  De l’égalité des races humaines* » s’attachera à démonter point par point les théories racistes. Bien en avance sur son temps, remettant en question la notion même de race, cette réponse scientifique du monde noir au racisme , a été occultée en raison des prises de position radicales de l’auteur. Firmin est né et a été éduqué en Haïti. Il arrive à Paris en 1833 en poste diplomatique. Il devint membre de la Société d’anthropologie de Paris. Il dut s’exiler à Saint-Thomas après l’échec de l’insurrection des Firministes. ( tentative de coup d’état en Haïti).

Anténor FIRMIN était-il plus avancé que nous ? Qu’est-ce qui a changé fondamentalement en 2018 ? S’agissant des noirs des années 2000, des singes ne suffisent-ils pas à en représenter l’idée au physique, pour rependre l’expression de GOBINEAU ?

Revenons à nos « sauvages de l’Assam », évoqués plus haut.  Ceux qu’on appelle les Intouchables, en Inde, ( les dalits ) pour la plupart sont d’origine africaine, comme en témoignent les travaux du célèbre chercheur et historien américain, Runoko Rashidi.

Tout le monde parle du système de castes, sans mentionner ce facteur ethnique.

Le nom donné aux Intouchables est Adivasis. Les Adivasis sont des aborigènes émancipés. Les autres Adivasis, vivent loin des villes. En Asie du Sud-Est , cette population noire s’élève à 300 millions d’âmes, généralement dans des régions reculées et restant hors des grands courants qui ont façonné le sous-continent indien. Ils ont été largement ignorés des autres Indiens jusqu’à l’arrivée du Raj britannique. Ils sont spoliés par L’Etat indien qui exploite et pille les richesses du sous-sol.

Des vidéos diffusées par Runoko Rashidi, tournées dans la capitale de l’Etat de l’Assam, ont montré le lynchage de ces populations en toute impunité par les autres communautés indiennes, de même que des viols collectifs des femmes Adivasis, qui s’apparentent à des rites.

Passons au Yemen, où les Akhdam, minorité ethnique noire, sont étrangers sur leur propre sol et invisibles dans leur propre pays. Ils sont considérés comme impurs et vivent dans les décharges.

Ils seraient plus de 500 000 à 3 millions. Un proverbe yéménite est très explicite : Si ton assiette est touchée par un chien, lave-la, mais si elle est touche par un Akhdam brise-la.

Et en Chine ? L’express du 14/10/2017, mentionnait une exposition à Wuhan en Chine, intitulée   « Voici l ‘Afrique », où une série de photos comparait les Africains aux animaux, en faisant un parallèle très suggestif entre des noirs et les animaux africains ( dont les singes).

Les photographies que livre le journal sont ahurissantes.

Mais nous ne nous doutions pas que l’actualité récente portant sur une célèbre marque allait nous rattraper.

*DE L’EGALITE DES RACES HUMAINES d’Anténor FIRMIN présenté par Ghislaine Géloin ( Département de langues modernes, Rhode Island College USA) Edition L’harmattan 2003

 

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