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Derniere minute : La Réunion, fille de la République ?

En sortant de l’avion en provenance de Paris, Annick Girardin, la ministre qui vogue de crise en crise à travers les Outre-mer, a prononcé cette phrase : « Je souhaite que La Réunion, qui est une fille de la République, puisse montrer le meilleur d’elle-même ».

La Réunion, fille de la République ? Au delà du ton paternaliste de maitresse d’école grondant l’élève turbulent, on peut s’interroger sur le sens de cette phrase. La Réunion ne serait donc pas partie intégrante de la République (Une et indivisible) mais dans sa filiation. La Bretagne ou l’Auvergne auraient-elles droit à cette dénomintion ? Non. Car elles sont la République, comme l’Ile de France ou la Normandie. A t-elle vraiment compris ces réunionnais gilets jaunes scandant le refrain de la Marseillaise sur les barrages ? Et Fabrice di Falco, si décrié avait-il finalement raison avec son dithyrambique : « La Martinique c’est une belle région ! »

Il nous revient en mémoire le propos de la Ministre à Saint Martin : « Et oui, on est ici sur une île au bout du monde », apprécié à sa juste valeur par les sinistrés.

Le Medef Réunion, lassé d’attendre soeur Annick et ne voyant rien venir, a cherché à s’adresser directement à Jupiter-Macron. Mais Dieu a d’autres soucis et laisse à son envoyée missi-dominici le soin de défaire le noeud Mascareignien. « J’ai entendu que la Réunion souffre depuis de nombreuses années… Je suis à vos côtés ». On laissera donc de coté l’expression « La Réunion nout nation », le multiculturalisme tant vanté, la joie de vivre des autochtones…

Prêchant la bonne parole avec son livre bleu outremer aux quatre coins du globe, l’ultramarine comme elle aime le rappeler, a décidé de rester le temps necessaire à la Réunion pour apaiser l’île. « Il y a une obligation à ce qu’on puisse s’assoir tous ensemble pour trouver le point de sortie de cette crise » martelle-t-elle. Pas question de renouveler le scénario de Mayotte oú elle s’était fendue d’un communiqué triomphant de résolution de crise en repartant vers Paris, avant d’etre démentie par les faits, et ramant à la télévision pour justifier son départ. Mais on fait totalement confiance au gouvernement pour se sortir de de guépier une fois de plus et faire croire au père Noël sous les Tropiques. Cela ne fait que 70 ans que cela dure…

 

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Joël DIN

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