Culture

Claudy Siar : Tropiques fm, la radio des français d’outre-mer ? Ca dépendra de vous !

La famille,

Tropiquesfm est la radio des français d’outre-mer. Ou devrais-je dire ÉTAIT ? Cela dépendra de vous.

J’ai imaginé puis conçu avec Patrick Lemure cette ambition radiophonique et communautaire dans une France qui n’offre aucune place à nos identités afros caraïbéennes, afros de Mayotte, Polynésiennes, kanaks et multiples lorsqu’elles sont réunionnaises. Nous avons donné vie à Tropiquesfm, bâti son succès et son image de lieu de convergence des identités d’outre-mer nourrit d’africanité. Pour la prospérité de l’entreprise, Patrick et moi ne nous sommes jamais versés de salaires. La précision est importante.
Ce rêve devenu réalité a été brisé par l’appétit féroce, aveugle du financier que j’avais choisi. Une erreur lourde de conséquence que j’assume et que je m’efforce de réparer.
Par sa folie prédatrice, il a détruit un élément de cohésion sociale et entrepreneuriale d’une communauté en pleine construction.
Une ambition légitime à tous les peuples, aujourd’hui stoppée.
Tropiquesfm est désormais à l’image du paysage audiovisuel français dans lequel nous n’existons pas. Les initiateurs de Tropiquesfm et les gens d’outre-mer ne sont plus que des figurants…chez eux.
Leur radio est devenue le jouet d’un clan familial étranger à nos communautés, gérée par Valerie Rousseau (la compagne de mon associé indélicat par qui la trahison est arrivée), leur fille et un responsable d’antenne. L’équipe dirigeante de la radio des français d’outre-mer, sans les antillais, guyanais, réunionnais, mahorais, afros ? …oui c’est possible puisque c’est arrivé près de chez vous !
L’esclavage est un passé très présent et ses résidus de comportements méprisants se font encore sentir dans ce type d’hostilités envers nous.
Des femmes antillaises ont été licenciées de Tropiquesfm pour avoir osées dénoncer l’injustice. Josselyne Jean Gilles, Céline Guillaume, des êtres courageux. Toutes ces professionnelles des médias ont gagné leurs procès devant les prud’hommes.
Des artistes, des personnalités sont boycottés sur leur radio Tropiquesfm ! C’est inadmissible…inacceptable !!
Des procédures sont en cours contre nos adversaires pour abus de biens sociaux. Mon frère et moi avons été attaqués en diffamation par ces mêmes adversaires ! Et mon associé indélicat et sa femme, la gérante Valerie Rousseau ont perdu en première instance et en appel.
Cela veut bien dire quelque chose…
Nous avons donc décidé d’ouvrir le capital de #Tropiquesfm et de proposer 40% des parts de la radio aux personnes désireuses de sauver leur radio d’une prédation évidente. L’objectif est de ne pas perdre un outil essentiel à notre présence en France hexagonale.
En cette année du 170 ème anniversaire de la commémoration de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises et des 20 ans de l’historique marche du 23 mai 1998, en hommage à nos aïeux déportés D’Afrique, humiliés dans les fers de l’esclavage, l’équipe « dirigeante » de Tropiquesfm, dont ce n’est ni l’histoire ni un élément crucial dans la ligne éditorial de la radio, a piétiné la mémoire de ce passé très présent. Le service fut « minimum ». Beaucoup l’on vécu comme une ultime insulte et la preuve évidente d’un mépris entretenu.
Souvenez-vous, le 10 mai 2015, jour historique puisqu’en Guadeloupe était inauguré en présence du Président Français Hollande, le Mémorial Act consacré à l’histoire de l’esclavage.
Aucun direct sur Tropiquesfm, aucun reportage, pas un mot ! Alors que ce pan de l’histoire est un élément constitutif de notre existence.
Insulte ultime à l’endroit de nos ancêtres victimes du crime contre l’humanité que constitue l’esclavage colonial.
Oh n’ayez crainte, nos adversaires s’en défendront, avec maladresse, dans un communiqué qui se voudra factuel.
Mais les faits sont là et depuis 4 ans ils sont tenaces. Beaucoup pensent que nous sommes faibles et incapables de défendre nos intérêts.
Très bien.
 Nous vous proposons donc que vous deveniez actionnaires de Tropiquesfm en faisant l’acquisition de parts sociales à hauteur de 40%.
Ainsi, chacun pourra constater la tournure que prennent les choses, la violence du contexte, le mépris pour une communauté qui ne demande qu’à grandir et que l’on freine au nom d’intérêts familiaux. Ce sera surtout l’occasion d’inverser la tendance et d’œuvrer pour l’intérêt commun.
Les tutelles et autorités françaises ne feront rien, ou trop peu, comme toujours lorsqu’il est question de nous…alors agissons.
Cet associé indélicat devait vendre ses parts sociales de Tropiquesfm. Il l’avait souhaité. Il avait exigé un montant exorbitant. Nous y avions consenti. Mais à l’approche de chaque finalisation, ses prétentions devenaient subitement plus importantes ! Jeu puéril et pervers.
Tout n’était que duperie.
Depuis 4 ans on se joue de nous.
Nous avons proposé toutes les solutions possibles, prêt à céder des parts à titre gracieux afin de mettre un terme à ce conflit. Rien n’y a fait. Nous avons du nous rendre à l’évidence; cet homme et sa famille n’ont qu’une ambition  « DÉTRUIRE CLAUDY SIAR ! ». Si ce n’était pas le cas, ce différent « professionnel » aux répercussions communautaires serait déjà clos.
J’apprécie l’intérêt porté à ma modeste personne mais ce n’est pas un projet de vie.
Pour vous permettre d’entrer au capital, la décision doit être approuvée et entérinée par les trois associés lors d’une assemblée générale. C’est à dire Patrick, toujours à mes côtés, l’associé/adversaire et moi.
Nous le ferons. Ainsi vous saurez si en face il s’y oppose.
Défendre Tropiquesfm, l’outil qu’il représente pour la communauté c’est avoir le sens des responsabilités.
Aujourd’hui l’image de Tropiquesfm n’est plus celle qu’elle était. Elle est mauvaise, peu conforme au projet initial. Les comptes financiers sont mauvais ! D’ailleurs nous publierons les bilans 2015, 2016 et 2017.
Sommes-nous des bâtisseurs de notre destin commun, désireux d’offrir à nos enfants aux générations futures des éléments de réussites, des espaces d’expressions réelles ou simplement des femmes et des hommes qui subissons encore et encore en courbant l’échine face à l’intimidation ?
L’estime de soi par la capacité à construire son monde, ses imaginaires, ses paradigmes.
Pour cela, « il faut se lever pour changer tout ça » comme le chante Tiken Jah Fakoly.
Nous vous tiendrons informé de la procédure.
Claudy Siar                   Patrick Lemure
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