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C’était un géant…

Jean Pierre Passe-Coutrin un géant ?  Oui car il était de chez nous, fils du peuple, sillonnant l’Ile de France, disponible pour toute cause communautaire et avenant : les raisons parmi d’autres pour lui rendre hommage. Et à travers lui, c’est nous qui sommes mis en avant.

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Le maire de Sarcelles entre Aimé Césaire et Jean Pierre Passe Coutrin

Admirant la figure tutélaire d’Aimé Césaire, Jean Pierre s’offre désormais aux Sarcellois flânant devant la bibliothèque Anna Langfus. Une foule nombreuse s’est massée hier lundi 28 novembre pour le voir sourire à tout jamais, au son du tambour et devant un écran avec un message de Dédé Saint Prix.

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Les filles de Jean Pierre devant la plaque pour leur père

Serge Romana puis le maire de Sarcelles François Pupponi rappelaient le parcours de ce moulien, débarqué comme tant de ses compatriotes dans l’hexagone en quête de travail, puis ayant fondé sa famille et choisissant le Val d’Oise et Sarcelles comme lieu de résidence.

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L’inauguration de la fresque

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Un public nombreux

Derrière les discours aux accents politiques, on pouvait deviner l’émotion des intervenants louant l’infatigable combattant, l’homme en quête de ses origines. S’ensuivait une Marseillaise entonnée par les enfants des écoles de Sarcelles et la fin de la cérémonie.

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Les enfants des écoles chantant la Marseillaise


 

Jef Aerosol délaissant la Muraille de Chine, les murs de Londres, Chicago, Tokyo ou encore Ljubljana nous explique son œuvre.

97L : Quand vous a t-on proposé de réaliser cette fresque ?

On me l’a proposé il y a pas mal de temps, à peu près un an. Ensuite, pour des raisons de planning, le temps de concevoir l’image, j’ai fait deux ou trois propositions.

97L : Quelle en est l’idée générale ?

La mairie m’a suggéré le thème du fait que Sarcelles devienne un lieu connu pour le travail sur la mémoire des descendants d’esclaves. On voulait rendre hommage au chantre de la négritude : Aimé Césaire et aussi au regretté  Jean Pierre Passe Coutrin. J’avais fait des premiers essais qui étaient un peu figés. Pour pouvoir ajouter de la vie, il y a le peuple, les enfants. J’ai imaginé ce groupe qui mélange les générations et qui porte le sourire de l’espoir.

97L : Le choix du noir ?

C’est pour aller vers la lumière. On voit d’abord la silhouette générale, pour peu à peu distinguer le visage, le corps, et arriver aux yeux. Mais c’est aussi comme ça qu’on rencontre les gens dans leur âme…  J’aime des ombres vives :  les morts reprennent vie sur le mur et appartiennent à nouveau à la rue, se mélangeant au flux des passants.

97L : La symbolique de la flèche ?

Je fais du pochoir depuis le début des années 80. Au début, mon travail était beaucoup plus coloré; il y avait même du fluo. J’utilisais beaucoup de pointillés, d’étoiles, de fleurs, des ronds, des cercles, pour construire mon image et occuper l’espace. J’ai abandonné la couleur, je me suis affranchi de tous ces signes cabalistiques sauf de la flèche. Donc elle n’est pas née d’une réflexion intellectuelle poussée mais finalement elle donne du sens dans tous les sens.

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