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Celia Dartron aura lutté jusqu’au bout contre la drépanocytose

Le décès d’un enfant va dans le sens inverse de la vie et constitue pour les parents, une terrible injustice. C’est le drame subi par Ginette avec le départ de sa fille Célia drépanocytaire. Malgré sa douleur, Ginette a tenu à témoigner du courage de cette dernière face à sa maladie avant de regagner la Guadeloupe jeudi pour ses funérailles.

A Viard Sainte-Rose, tout le monde savait que le rêve de Célia était de devenir enseignante-chercheur. Et malgré son deuil, malgré les souffrances, les nombreuses et longues hospitalisations interrompant le doctorat en Biologie de Célia, c’est d’espoir que nous parle Ginette.

« Pour moi, les mots qui définiraient Célia sont le courage et la persévérance. Perfectionniste, elle s’arrangeait pour tendre vers l’absolu. C’était une fille d’une infinie tendresse et une battante qui avait frappé à toutes les portes pour trouver des financements pour son doctorat ».

Célia s’est lancé des défis toute sa vie. « Alors qu’on lui prédisait tout au mieux une espérance de vie d’environ une vingtaine d’années, elle avait juré d’atteindre les 40, voire 50 ans. Elle nous a quittés à 35 ans, mais chaque jour passé était sa petite victoire ».

Adepte de la formule « Aide toi, le ciel t’aidera », Célia a longtemps refusé d’être considérée comme handicapée. En fin d’année, son état s’était aggravé mais elle tenait absolument à participer à un concours de doctorants « La Science en pwent » début décembre pour démontrer la richesse des écosystèmes de Guadeloupe, avec leurs espèces endémiques. Et son 2eme prix, malgré son état d’épuisement, avait valeur de triomphe.

Atteinte de polyarthrite aiguë elle devait subir une intervention pour la pose d’une prothèse de la hanche à Paris. Son état s’est rapidement dégradé, suite à une nécrose de sa main. Elle est décédée lundi à Créteil.

Ginette n’oublie pas le personnel médical du CHU de Guadeloupe « Je remercie les docteurs Mérault et Berchel et leur équipe, pour l’accompagnement de Célia » en concluant « Il n’y a rien qui peut casser les rêves. La maladie n’est pas une fatalité ».

La veillée aura lieu jeudi 17 mai chez ses grands parents à Sainte-Rose et l’inhumation le lendemain au cimetière de la commune.

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Joël DIN

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