Culture

CARNAVAL BÔ KAY

Parade pour la Guadeloupe et défoulement local pour la Martinique sont les mots qui caractérisent respectivement le carnaval de nos deux îles sœur.

En Martinique, la parade du dimanche gras se défoule non seulement à travers les rues de Fort-de-France mais aussi dans les bourgs des communes selon leurs habitudes, révélant ainsi leur spécificité. Polo se fait donc la joie de se promener entre les carnavaliers afin de leur demander leur ressenti sur cette fête « chaude » des jours gras. C’est ainsi que la rencontre de « Tanbou bô kannal », des « nèg gwo siro », de « tendresse créole : les 4 éléments» pour qui le carnaval représente d’ailleurs : festivité, partage et convivialité, se fait dans la joie des différentes figures qui présentent des thèmes bien diversifiés.

Evidemment, les comiques, les vedettes, les stars emblématiques du carnaval accompagnent les communes qui sont venus défiler cet après-midi dans la Capitale. Des chapeaux de pailles bien garnis et bien d’autres accessoires attirent les regards. « Difé nan Pay » donne l’admiration de ses nouvelles tenues. Sans compter le son des tambours, des ti-bwa, des grosses caisses et tous ces instruments typiques du carnaval qui séduisent au point de laisser nos casseroles, notre sieste pour aller voir d’un pas empressé ce qui se passe dans la rue, attirés également par les cris des « diables rouges »…

Même le TCSP écolo est de la partie ! A côté des vieux « bradjack » qui eux, ne ratent jamais cette occasion pour se donner de la visibilité avec leur bruit près des « hommes d’argile » qui rendent par contre, un beau tableau exprimant une certaine posture figée. On voit même maintenant des groupes métropolitains participer au carnaval des Antilles !

Mais la tradition chez nous bat son plein dans cette culture qui danse dans nos veines, dans nos corps, dans notre âme et dans nos rites ancestraux…Le son du tambour nous appelle et on ne peut y résister. C’est plus fort que nous. C’est le sens ou le sang qui parle ? C’est le sens du langage du sang. C’est notre identité.

Dans ce carnaval, on y trouve même Poséidon, le dieu des mers et des océans ! Les « touloulou » emblème de la Guyane, font aussi partie de la fête! C’est vraiment la rencontre des cultures.

Ainsi Le carnaval, le vidé bô kay, le traditionnel vidé an pyjama, ce défoulement burlesque qui assume sans complexe les complexes, pourrait être dit : thérapie pour la libération du corps et de l’esprit qui permet à plus d’un, de décompresser pendant ces jours de détente dans un système où le stress est omniprésent !
Maré rin, maré tèt, mas déwô sé jou ta la !

Joseth SYMPHOR

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