Société

CAR NOUS AVONS DES DEVOIRS ENTRE 2 ELECTIONS… par Catherine Conconne

Une réflexion de Catherine Conconne démissionnaire du PPM. Le bureau du Parti a entériné la décision de la sénatrice  » fidèle à ses valeurs, valeurs qu’il ne reconnait plus dans le comportement de Catherine Conconne ».

Il est vrai que je ne suis pas du genre à me laisser influencer par certains propos tenus ici ou là par des observateurs pas si neutres que ça y compris parmi « mes amis politiques » dont on devine les « gros sabots » le plus souvent camouflés au travers de leurs pseudos. Ma grand-mère dirait avec beaucoup d’humour « bossi a pa béssé… ».

On demande aux élus de s’engager avec détermination, d’accomplir tout simplement leur devoir et leur tâche et dès que certains suivent ce légitime attendu, les snipers sont de sortie. Entre invectives, attaques personnelles, fantasmes et aprioris savamment entretenus, tout est sujet à interprétation, connotation infame et autres procès sans dossier, sans preuve et sans victime. J’ai même franchement rigolé quand même après avoir été sollicitée par Public Sénat, j’ai répondu à une interview qui a donné lieu à un florilège de réactions juste pour avoir répondu. Désolée mais Public Sénat est l’organe de communication du Sénat, alors qu’ils interviewent des… sénateurs, quoi de plus normal ? Pour information, j’ai été aussi contactée par RFI, LE POINT, TF1, L’HUMA, MARIANNE, LIBERATION,… et j’ai aussi répondu à leurs interviews.

Alors, désolée de déranger certains mais il y a une vie entre deux élections. Il y a des devoirs et une feuille de route à suivre, il y a des promesses à tenir, il y a des réactions et des réactivités à mettre en œuvre.

Dans ma petite vie politique d’à peine une vingtaine d’années, ma vie s’écrit chaque matin. Mes trois cafés m’inspirent, la presse que je parcours, mes jeunes et précieux collaborateurs, mes amis autour d’une bonne et joyeuse tablée aussi. Mes pratiques de proximité dans le canton populaire où j’ai été élue, les rues des Terres Sainville à affronter squats et prostitution, mes soirées auprès du monde des toxicomanes à tenter de comprendre leur vie, mon existence sur les réseaux sociaux, mon côté accessible qui accepte tout contact à toute heure… m’ont appris à lutter contre une éventuelle indifférence. Encore une fois, désolée de déranger certains mais on ne peut pas vouloir tout et le contraire de tout. J’ai choisi de faire… de réagir quand ça me « gratte », quand je ne suis pas contente, quand les intérêts de mon pays sont en danger. Dans cette posture, on peut faire des erreurs, se tromper, avoir raison aussi, mais on FAIT !

Alors, encore une fois désolée, mais je ne me cacherai pas quand on m’interpellera. Je ne pourrai pas tout mais quand je pourrai, je ferai, vite et rapidement. Alors que certains y voient en permanence des calculs et autres stratégies m’amuse follement. Il y a longtemps que j’ai aussi constaté que dans la vie publique, plus on est discret et plus ça paye, moins « on l’ouvre », plus on dit oui quand c’est non, plus on est apprécié. On devient dès lors « an bon boug » ! Le calcul consisterait donc davantage et logiquement à adopter ce registre si certains de ces calculs étaient ma feuille de route plutôt que d’être en permanence « à portée de calottes ».

Politique pour moi rime avec affronter la réalité, rime avec courage, rime avec détermination, rime avec solutions à trouver, rime avec connaissance des sujets, rime avec franche opinion, rime avec refus du zanzolage, de l’opportunisme hypocrite et confortable, rime aussi avec rendre compte. A chacun ses choix ! A chacun son style !

Je m’arrêterai là… l’heure du devoir a sonné ! Bonne journée à tous !

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