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BOOBA FOU D’AMOUR POUR LA GUYANE, LES ANTILLES… ET FLEURY-MEROGIS

BOOBA FOU D’AMOUR DE LA GUYANE, DES ANTILLES… ET DE FLEURY-MEROGIS

@Booba officiel

L’amour peut-il rendre fou ? L’article de Stéphanie BIZET, du Monde, du 14 octobre 2018 nous interpelle. Les défenseurs acharnés de Booba ne seraient-ils constitués que de guyanais, d’antillais, et de caïds de la prison de Fleury-Merogis ? A Paris, Booba triomphe. Il a célébré ses retrouvailles avec son public après le procès pour une bagarre avec son rival Kaaris.

Le rappeur, le samedi 13 octobre , dans la plus grande salle d’Europe, la U Arena à Paris, jubile.

« Merci d’être venus si nombreux, vous ne m’avez pas lâché », dit-il. Il remercie ceux « qui ne l’ont pas lâché : il nomme la Guyane, les Antilles, et ceux de Fleury »- la prison de Fleury Mérogis où il a été incarcéré au début de sa carrière et récemment en août pour sa rixe avec Kaaris»-.

« Avec le titre Kalash, qui avait révélé son rival de Sevran, Booba ne dit pas un mot de ce dernier. Il préfère simplement amputer le couplet de Kaaris plutôt que d’en parler. Ce sera sa ligne de conduite pendant tout le concert : l’indifférence plutôt que les attaques puériles auxquelles il avait habitué ses fans sur les réseaux sociaux. Pas de commentaire non plus sur le récent départ de Damso de son label…

Le concert finit par décoller avec l’arrivée de Dosseh, avec qui il chante le duo Infréquentables. Le jeune rappeur brandit un tee-shirt évoquant la manifestation qui a eu lieu samedi après-midi gare du Nord à Paris pour demander la vérité sur la mort d ‘Adama Traoré, mort en juillet 2017 dans une gendarmerie du Val d’Oise.

Booba en profite pour faire sa seule déclaration extra-musicale du concert : On a peu d’espoir, mais on y croit encore : Justice pour Adama ».

Il fait aussi monter sur scène son ami, le footballeur Karim Benzema «  un indésirable comme moi ».

Les années passent, mais 97LAND ne cesse de scruter nos travers.

Le 25 juillet 2015, nous écrivions que l’avenir nous dirait si Booba se serait montré suffisamment malin pour continuer à occuper la scène médiatique de façon perverse, sans repasser par la case prison.

Etablissant un parallèle entre les «  artistes » criminels guadeloupéens, Miky DING LA, YOUNG CHANG MC, Gambi G de CHYEN LA RI, lesquels sont désormais entre quatre murs pour de très nombreuses années, (Quand je tire c’est pour tuer… et quand je chante je tue aussi), et Booba, nous pouvions certifier toutefois que ce dernier était un enfant de choeur par rapport à nos compatriotes.

On ne pouvait pas compter sur nos « artistes » pour répandre sur la Guadeloupe vibrations et ondes, se développant en arabesques et en volutes d’énergie positive ( et non de ganja). Utilisaient-ils leur musique comme une arme de paix ?

Non, au contraire, prédateurs, destructeurs, ils n’aimaient pas, ils flinguaient, torturaient et violaient ! Le comble, n’avions-nous cessé de dire, dans ce pays de Guadeloupe, c’est que les mères de famille se déhanchaient avec leurs enfants sur les rythmes de ces assassins, dans des stades combles, que les radios, animateurs et institutionnels leur faisaient la part belle, que leurs confrères musiciens semblaient trouver normal de s’afficher avec ces fous sanguinaires.

Une suggestion que nous pourrions faire aux rappeurs Booba et Kaaris. Après avoir signé la paix des braves, ne pourraient-ils pas profiter de leur notoriété pour faire des tournées mondiales des prisons, donner des cours de soutien aux prisonniers les plus endurcis, chanter des mélodies d’amour, présenter leurs danseuses au public avec des mots tendres , être des infatigables propagandistes du respect des femmes, diffuser l’amour et peut-être que leur serait décerné dans cinq ans le Prix Nobel de la paix ?

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Théo LESCRUTATEUR

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